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À 50 ans, préparer sa retraite devient plus concret. Un repère d’épargne permet de savoir si l’on avance dans la bonne direction.
À 50 ans, la retraite n’est plus une idée lointaine que l’on repousse à plus tard. Elle commence à prendre une forme très concrète, avec des questions simples mais parfois inconfortables : combien vais-je toucher ? Mon niveau de vie va-t-il baisser ? Ai-je assez mis de côté pour garder une vraie marge de liberté ? C’est précisément à cet âge que de nombreux spécialistes conseillent de faire un point sérieux sur son épargne, ses droits futurs et ses charges à venir.
Le montant d’épargne conseillé pour aborder la retraite sereinement
Ce cap de la cinquantaine compte d’autant plus qu’il laisse encore du temps pour corriger la trajectoire. À 50 ans, une partie de la carrière est déjà derrière soi, les revenus sont souvent mieux installés qu’en début de vie active et certains crédits peuvent approcher de leur terme. Mais il reste aussi dix, quinze ou vingt ans pour consolider un capital, arbitrer ses placements ou revoir son effort d’épargne. L’enjeu n’est donc pas de paniquer, mais de savoir où l’on se situe.
Selon les repères cités par La République des Pyrénées , il faudrait idéalement disposer, à 50 ans, de l’équivalent de quatre à six années de revenus pour aborder la retraite dans de bonnes conditions. En France, où le niveau de vie médian des 50-64 ans atteint 27 190 euros par an selon l’Insee, cela correspond à une épargne comprise entre 108 760 et 163 140 euros. Cette fourchette donne un ordre de grandeur, pas une vérité absolue applicable à tous les foyers.
Un objectif d’épargne à adapter à son mode de vie
Ces montants peuvent impressionner, surtout lorsqu’ils sont lus comme un objectif à atteindre coûte que coûte. Pourtant, ils doivent surtout servir de boussole. La situation d’un propriétaire ayant terminé de rembourser son logement n’a rien à voir avec celle d’un locataire en grande ville. De même, les besoins ne seront pas les mêmes selon que l’on a encore des enfants à charge, des projets familiaux, une santé fragile ou l’envie de voyager régulièrement une fois la retraite venue.
À l’étranger aussi, les repères varient fortement. Aux États-Unis, le gestionnaire Fidelity recommande d’avoir mis de côté environ six années de salaire à 50 ans pour un départ envisagé à 67 ans. Au Canada, la Banque nationale évoque plutôt 4,6 années de revenus. Ces comparaisons montrent surtout une chose : quel que soit le pays, la cinquantaine est considérée comme un âge stratégique. Elle permet encore d’agir, mais oblige à regarder les chiffres avec davantage de lucidité.
Les placements à envisager pour compléter sa future pension
Si le bilan réalisé à 50 ans paraît insuffisant, plusieurs leviers peuvent être activés. Le plan d’épargne retraite, ou PER, permet de construire progressivement un complément de revenus, avec un cadre fiscal souvent intéressant. L’assurance-vie reste également un outil apprécié pour sa souplesse, puisqu’elle peut servir à la fois à préparer l’avenir, à garder une épargne disponible sous conditions et à organiser une transmission. Pour certains actifs, le rachat de trimestres peut aussi être étudié, notamment lorsqu’il manque des années pour améliorer les droits à pension.
Le bon montant dépend donc moins d’une règle unique que d’un équilibre personnel à construire. Viser entre 108 000 et 163 000 euros d’épargne à 50 ans peut constituer un repère utile pour mesurer son avance ou son retard, mais l’essentiel reste d’adapter sa stratégie à ses revenus, à son patrimoine, à ses charges et à ses objectifs de vie. À cet âge, préparer sa retraite ne consiste pas seulement à accumuler de l’argent : il s’agit surtout de reprendre la main sur les années qui viennent.
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