Collision avec un animal : êtes-vous couvert par votre assurance auto ? / iStock.com - ofc pictures
Animal sauvage : une histoire de garanties… et de force majeure
Quand l’animal est sauvage - sanglier, cerf, chevreuil, renard, blaireau et toute la faune qui adore traverser au crépuscule - votre indemnisation dépend entièrement de votre contrat. Si vous êtes assuré au tiers, la réalité est un peu brutale : aucun tiers n’étant responsable, les dégâts matériels restent pour vous. En revanche, avec une assurance tous risques ou une garantie couvrant les dommages tous accidents, votre assureur peut indemniser les dégâts, selon les conditions prévues au contrat. L’accident peut toutefois être considéré comme un cas de force majeure : si vous démontrez que l’événement était imprévisible, irrésistible et extérieur, aucun malus ne doit vous être appliqué. Résultat : votre bonus reste intact, même si votre pare-chocs, lui, a clairement souffert. Et si vous êtes blessé ? Tout dépend de la présence - ou non - d’une garantie du conducteur. Avec cette protection, vous êtes indemnisé(e). Sans elle, c’est le FGAO (Fonds de garantie des assurances obligatoires) qui peut intervenir, à condition de déposer un dossier dans les trois ans, en joignant les certificats médicaux, les témoignages éventuels et tout élément justificatif permettant d’établir la collision. Il peut également intervenir en complément, lorsque l’assurance souscrite ne couvre pas intégralement les préjudices corporels. Une procédure un peu administrative… mais parfois indispensable pour être indemnisé(e).
Animal domestique : quand la responsabilité change de camp
Si l’animal a un propriétaire, l’histoire prend une autre tournure. Un chien échappé, un cheval qui s’est sauvé d’un pré, une vache en balade improvisée… Dans ces cas-là, la responsabilité civile du propriétaire peut être engagée. Encore faut-il pouvoir l’identifier et prouver que l’animal est bien à l’origine du choc. Si le propriétaire est identifié, votre assureur peut se retourner contre lui pour obtenir remboursement. Mais si l’animal disparaît, n’a pas de médaille, ou si personne n’a vu la scène, vous retombez dans la catégorie « tiers non identifié » … Et donc dans la même logique que pour un animal sauvage.
Les bons réflexes : l’art de transformer un choc sauvage en dossier béton
Prévenir rapidement la police ou la gendarmerie permet de signaler l’accident et, selon les circonstances, de disposer d’un procès-verbal utile pour votre assureur. Photographier les lieux, le véhicule, l’animal (s’il est encore là), les traces au sol, les poils, les panneaux… tout peut servir. Même un constat amiable unilatéral, rempli sans tiers, a sa valeur. Et surtout, ne tardez pas : la déclaration doit être faite dans les cinq jours ouvrés. Si votre voiture est immobilisée, votre assistance peut organiser le remorquage. Bref, plus vous êtes réactif, plus votre indemnisation a des chances d’être fluide.
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