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Fermes urbaines: du vert en pleine ville
information fournie par Le Particulier pour BoursoraMag27/09/2021 à 16:59
Temps de lecture: 3 min

De plus en plus de villes mettent en place des projets d’agriculture urbaine crédit photo : Getty images

De plus en plus de villes mettent en place des projets d’agriculture urbaine crédit photo : Getty images

De plus en plus de villes mettent en place des projets d’agriculture urbaine. Une tendance renforcée par la crise sanitaire. En effet, outre la production d’une alimentation saine et locale, l’agriculture urbaine permet d’impliquer sur un territoire donné tout une population.

L’agriculture urbaine: une tendance qui gagne la France

L’agriculture urbaine s’enracine dans les villes. Marseille: sur les hauteurs du quartier de Sainte-Marthe on produit localement de quoi nourrir chaque semaine 200 foyers à l’aide de semences d’antan. Strasbourg: dans un ancien bunker, Noël Gertz, cofondateur de l’association Cycloponics lance une vaste culture de champignons à destination de la population. Paris: sur les hauteurs du parc Kellermann, une emprise d’environ 2.000 mètres carrés accueille une ferme urbaine où derrière les talus enherbés délimités par des enclos vivent poules, dindes, lapins, brebis et chèvres. Depuis les années 1990, des initiatives de ce genre se lancent un peu partout dans les grandes agglomérations. Réservée un temps aux pays dits du «Sud», elle se développe dans le reste du monde.

Un enjeu pour les villes

Comme le rappelle la FAO (Organisation pour l’alimentation et l’agriculture), l’agriculture urbaine est une source d’alimentation saine pour les habitants des villes. A Paris par exemple, l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) estime qu’il faut en moyenne 50 mètres carrés de maraîchage pour nourrir une personne: «Il faudrait mettre en culture 11.000 hectares pour assurer l’autosuffisance en fruits et légumes frais de la population parisienne et 5.000 hectares de plus pour les salariés non-résidents, soit 1,5 fois la surface de Paris. Sans compter les 29,3 millions de visiteurs annuels. Cette population (32,6 millions) représente cependant un potentiel de consommation de produits frais très important. C’est là tout l’enjeu de l’agriculture urbaine: produire, mettre en réseau, faire circuler», indique l’organisme. Outre les enjeux alimentaires, l’agriculture urbaine est également un moyen de lutter contre le changement climatique, pour la biodiversité et même une méthode efficace pour créer de l’emploi. Une préoccupation renforcée depuis la crise sanitaire.

La classe politique s’engage

Les pouvoirs publics l’ont d’ailleurs bien compris en France. Dans le cadre du plan de relance de septembre 2020, près de 17 millions d’euros ont été mobilisés à destination des collectivités territoriales souhaitant accompagner des associations et des bailleurs sociaux dans la réalisation de projets de jardins partagés où l’on y pratique l’agriculture urbaine. «L’agriculture urbaine est essentielle dans le paysage de nos villes. Elle permet à la fois de renforcer l’accès à des produits frais et locaux tout en portant de véritables dynamiques sociales et pédagogiques pour tout un quartier. Avec le plan France Relance, nous soutenons donc son émergence et son développement sur tout le territoire» déclarait ainsi Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. 302 premiers lauréats ont déjà bénéficié de la subvention. Dans le même temps, le plan Quartiers Fertiles, doté d’un budget de 34 millions d’euros pour déployer l’agriculture urbaine dans les Quartiers Prioritaires de la Ville, se développe sur le territoire.

Recréer du lien social

Ces petits élevages en villes ou encore ces eco-pâturage sont jugés comme étant une bonne solution pour développer le tissu social sur certains territoires ou encore sensibiliser la population au recyclage des déchets organiques, en fertilisant les cultures. Un support pédagogique stimulant, qui favorise la participation de tous les citoyens comme c’est le cas rue Saint-Pierre dans le 12ème arrondissement de Marseille. Le site nommé le Talus permet aux habitants de cultiver fruits et légumes selon la technique du micromaraîchage bio intensif sur sol vivant et de profiter de produits de qualité pour une somme modique.

Comment créer sa ferme urbaine à Paris?

Dans le cadre du budget participatif de la ville de Paris, les habitants de la capitale peuvent créer des fermes urbaines. La personne à l’initiative du projet explique les tenants et les aboutissants de la ferme ou de l’eco-pâturage qu’il souhaite créer et la ville décide si oui ou non elle allouera une subvention pour que le projet sorte de terre. Autre solution, s’adresser à la direction régionale et interdépartementale de l’alimentation de l’agriculture et de la forêt d’Île-de-France. L’idéal est alors d’avoir déjà identifié un lieu permettant la réalisation de l’opération. Enfin, le hashtag #parisculteurs, lancé par la Ville de Paris, permet de déposer sur les réseaux sociaux une annonce pour se lancer dans l’agriculture urbaine et d’identifier d’autres porteurs de projets, des propriétaires de terrains, des associations ou des investisseurs pour vous aider à le réaliser.

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