Des fonctionnaires du ministère taïwanais de la santé emballent un échantillon de lait en poudre pour le soumettre à un test de contamination à la mélamine, à Taipei
La justice française enquête sur le décès d'un troisième nourrisson pour déterminer s'il est imputable à la consommation de laits infantiles concernés par les récents rappels, a fait savoir mercredi le ministère de la Santé.
Des enquêtes sont déjà en cours à Bordeaux (Gironde) et Angers (Maine-et-Loire) à la suite du décès de deux nourrissons.
Comme pour le troisième décès signalé, aucun lien n'a pour l'heure était établi scientifiquement avec les laits rappelés, précise le ministère de la Santé dans un communiqué.
Le lieu et les circonstances du troisième décès ne sont pas précisés.
"Une cinquantaine de signalements ont été remontés par les ARS (Agences régionales de santé) dont quatorze hospitalisations avec une suspicion de consommation de lots rappelés", a déclaré le ministère.
"Sur ces quatorze hospitalisations, la consommation d’un lait rappelé a été confirmé pour huit d’entre elles, sans pour autant qu’un lien d’imputabilité soit établi vis-à-vis de la toxine céréulide. Tous les enfants hospitalisés sont désormais rentrés à domicile", peut-on lire.
Plusieurs grands fabricants de produits premier âge, dont Nestlé, Danone et Lactalis, ont été contraints à des rappels de laits infantiles en raison de la présence de céréulide, une toxine pouvant provoquer des nausées et des vomissements. Elle a été détectée dans des ingrédients provenant d'un fournisseur chinois.
(Rédigé par Sophie Louet, avec Sybille de la Hamaide)

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