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Washington et Doha proches d'un accord militaire renforcé, dit Rubio
information fournie par Reuters 16/09/2025 à 10:28

Les États-Unis et le Qatar sont sur le point de finaliser un accord de coopération militaire renforcée, a déclaré mardi le secrétaire d'État américain Marco Rubio, quelques jours après une frappe israélienne contre des dirigeants politiques du Hamas à Doha qui a suscité de vives condamnations.

L'attaque israélienne survenue à Doha a suscité une vive émotion diplomatique, le Qatar étant un allié proche des États-Unis et abritant la plus grande base militaire américaine au Moyen-Orient. Depuis près de deux ans, Doha joue un rôle central dans les négociations de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, aux côtés de l'Égypte.

En route vers Doha après un passage à Tel Aviv, Marco Rubio a appelé le Qatar à poursuivre ses efforts de médiation pour parvenir à un cessez-le-feu dans la guerre à Gaza, estimant qu'il existait "une fenêtre de temps très courte pour qu'un accord puisse être conclu".

"Si un pays dans le monde peut aider à négocier cela, c'est le Qatar. Ce sont eux qui peuvent le faire", a déclaré Marco Rubio au moment de quitter Tel Aviv pour Doha.

"Nous avons un partenariat étroit avec les Qataris. Nous avons un accord de coopération militaire renforcée, sur lequel nous travaillons et que nous sommes sur le point de finaliser", a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.

Le Qatar a qualifié l'attaque israélienne de "lâche et traîtresse", tout en affirmant qu'elle ne remettrait pas en cause son rôle de médiateur, qu'il exerce avec l'Égypte et les États-Unis.

Lors d'une visite en mai, Donald Trump avait assuré au Qatar que les États-Unis le protégeraient en cas d'attaque. Il a précisé ne pas avoir été informé à l'avance par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la frappe menée par Israël.

Benjamin Netanyahu a menacé lundi d'attaquer les dirigeants du Hamas "où qu'ils se trouvent", lors d'une conférence de presse conjointe avec Marco Rubio, alors que les chefs d'État arabes et islamiques se réunissaient pour exprimer leur soutien au Qatar après l'attaque israélienne.

Donald Trump a exprimé son mécontentement face à cette frappe, qu'il a qualifiée d'action unilatérale ne servant ni les intérêts des États-Unis ni ceux d'Israël.

Il a tenté de rassurer les autorités qataries en affirmant, lors d'une rencontre avec le Premier ministre du Qatar à New York vendredi, que de telles attaques ne se reproduiraient pas.

(Simon Lewis; version française Nicolas Delame, édité par Blandine Hénault)

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