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Violences urbaines : c'est à l'État de rembourser les commerçants qui ne sont pas assurés, exige le président du Medef Patrick Martin
information fournie par Boursorama avec Media Services 20/10/2026 à 11:30

"On paye des impôts, y compris pour assurer le maintien de l'ordre", a souligné le patron des patrons.

Des pillards à Paris, le 18 octobre 2026. ( AFP / MATTHIEU RONDEL )

Des pillards à Paris, le 18 octobre 2026. ( AFP / MATTHIEU RONDEL )

L'État a "été défaillant" pendant les violences urbaines qui ont touché ce week-end "au moins" 3.000 commerces en France, a accusé le président du Medef Patrick Martin, qui demande en conséquence aux autorités de prendre en charge les pertes d'exploitation des commerçants qui ne sont pas assurés.

"C'est à l'État de prendre en charge (les pertes d'exploitations de ceux qui ne sont pas assurés, NDLR) parce qu' on paye des impôts, y compris pour assurer le maintien de l'ordre ", a estimé Patrick Martin sur RMC, ajoutant que l'État "a été défaillant sur ce point précis".

De nombreuses images ont montré des commerçants essayant de protéger leur magasin, parfois armés de barres de fer. "Je les comprends", a dit le patron de la première organisation patronale française, "mais je les dissuade de le faire parce que je reste - et nous restons très attachés à l'État de droit, même si d'évidence, il a pu être défaillant en l'espèce et s'il est défaillant dans sa gestion".

Ne pas tomber dans le piège de la "guerre civile"

"Il ne faut pas tomber en définitive dans le panneau que tend l'ultragauche, que tendent les black blocs, qui ne rêvent que de ça, c'est-à-dire d'une guerre civile", a-t-il ajouté.

"Il faut tout faire pour que l'État exerce pleinement ses fonctions régaliennes et arrête d'emmerder les Français en faisant du micromanagement , et en venant en particulier matin, midi, et soir contrarier des entrepreneurs, avec des réglementations stupides", a-t-il plaidé.

Lors d'un déplacement lundi auprès de commerçants parisiens touchés par les violences, Patrick Martin avait jugé qu'il était "grand temps que le pays se ressaisisse".

Il avait aussi appelé "tous les chefs d'entreprise" à "s'exprimer et faire valoir que ça suffit et que ce pays veut vivre dans la sérénité", alors que de nombreux commerces ont connu pillages et attaques samedi en marge des manifestations puis dimanche dans la soirée dans plusieurs grandes villes françaises, dont Paris.

Patrick Martin avait aussi estimé que "les forces de l'ordre" avaient été "d'évidence sous-dimensionnées" au cours du week-end.

8 commentaires

  • 12:17

    C’est pas lui qui réclame sans arrêt de la main d’œuvre étrangère pour mieux les exploiter et tirer l’ensemble des salaires vers le bas créant de la pauvreté et après la révolte veut faire payer la collectivité !!!! manque pas de toupet ce type !!!!


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