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"Une épée de Damoclès sur la tête des Français" : le patron de la SNCF déplore la menace d'une grève des cheminots en juin
information fournie par Boursorama avec Media Services 22/05/2025 à 12:07

Ce nouvel appel à la grève a été lancé en vue des journées des 4, 5 et 11 juin, un peu moins d'un mois après un mouvement social aux effets limités par les mesures prises par le direction de la SNCF pour compenser les absences de personnel.

Jean-Pierre Farandou, le 25 septembre 2024, à Strasbourg ( AFP / ABDESSLAM MIRDASS )

Jean-Pierre Farandou, le 25 septembre 2024, à Strasbourg ( AFP / ABDESSLAM MIRDASS )

"C'est pas des jeux tout ça ! Les Français ont besoin de leurs trains !". Interrogé sur la perspective d'un nouveau mouvement social des cheminots début juin, le patron de la SNCF Jean-Pierre Farandou a appelé jeudi 22 mai les syndicats au "sang-froid", faisant valoir son bon droit de "faire le maximum pour faire rouler des trains". En toile de fond : la mobilisation de cadres volontaires, faisant office de "réservistes", ayant notamment remplacé certains chefs de bord grévistes. Le directeur de TGV/Intercités Alain Krakovitch avait ainsi expliqué début mai que ces personnels "sont formés aux missions des chefs de bord, notamment sur les questions de sécurité".

"Il n'est pas anormal que l'entreprise fasse le maximum pour faire rouler des trains!", a ainsi plaidé Jean-Pierre Farandou à l'antenne de RMC/BFMTV . "Ca fait plus de 40 ans que je me bats pour faire rouler des trains, je continuerai jusqu'au bout. Je peux vous dire que quand les trains ont roulé le week-end du 8 mai, les clients étaient contents. J'ai reçu plein de coups de téléphone nous disant 'Merci, on a eu nos trains'. Et ça, on continuera".

Un "certain plaisir à brandir" la menace

La CGT-Cheminots, première organisation syndicale à la SNCF, a annoncé le 7 mai le lancement d'un nouvel appel à la grève pour plusieurs catégories de personnel de l'entreprise ferroviaire les 4, 5 et 11 juin, marquant ainsi son intention de poursuivre la mobilisation.

Interrogé sur le mécontentement des syndicats, le patron de la SNCF dit regretter leur colère. "On discute, on négocie, il faut garder son sang-froid. Ca me gêne un peu cette espèce d'épée de Damoclès permanente sur la tête des Français. Surtout qu'on a l'air d'avoir un certain plaisir à l'utiliser et à la brandir ", dénonce t-il.

12 commentaires

  • 22 mai 16:03

    les français sauront se souvenir des bienfaits des syndicats de la SNCF lorsque la concurrence arrivera massivement . grâce à eux, le frêt ferroviaire français a déjà quasiment disparu, et ils continuent de scier la branche ... ils pleureront demain !


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