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Trump voit le Groenland comme un moyen d'asseoir son héritage
information fournie par Reuters 09/01/2025 à 10:37

par Steve Holland, Gram Slattery et Tim Reid

Le président élu américain Donald Trump est sérieux lorsqu'il dit vouloir acquérir le Groenland, à la fois pour étendre la sphère d'influence des Etats-Unis et pour consolider son héritage, avancent plusieurs sources familières de son raisonnement.

Le républicain n'a pas écarté mardi la possibilité d'utiliser la coercition économique ou militaire pour s'emparer du Groenland, territoire autonome du Danemark.

A quelques jours de son investiture le 20 janvier, les alliés européens des Etats-Unis s'inquiètent de ces visées hégémoniques.

Si Donald Trump avait déjà évoqué une prise de contrôle du Groenland lors de son premier mandat entre 2017 et 2021, le président élu a renforcé ses revendications dans ses dernières sorties.

Une personne ayant connaissance de discussions internes autour de Donald Trump a déclaré à Reuters que le milliardaire américain ne comptait pas utiliser la force militaire pour prendre le contrôle du Groenland.

Donald Trump étudie cependant sérieusement d'autres possibilités comme faire pression économiquement et diplomatiquement sur le Danemark, afin d'acquérir la plus grande île du monde qui n'est pas un continent, selon cette source.

"Le vrai héritage c'est d'agrandir les Etats-Unis", estime cette source. "En 70 ans, on n'a pas ajouté de nouvelles pièces au puzzle. Il en parle énormément."

En 1959, l'Alaska et Hawaï sont devenus les 49e et 50 Etats américains sous la présidence de Dwight Eisenhower.

PAS À VENDRE

Un autre proche de Donald Trump se souvient avoir vu une note listant les principaux objectifs du président élu en matière de politique étrangère après sa victoire lors de l'élection présidentielle. Parmi la liste, une mesure se démarquait : "Acheter le Groenland".

Donald Trump a laissé entendre qu'il imposerait des tarifs douaniers au Danemark si le pays refusait son offre de rachat du Groenland, un territoire qu'il dit considérer comme vital pour la sécurité nationale américaine.

En réponse à ces propos, Copenhague a déclaré que le Groenland n'était pas à vendre.

L'ambassade américaine au Danemark a réagi jeudi, annonçant qu'il n'y avait aucune intention d'augmenter la présence militaire américaine au Groenland.

Donald Trump s'inquiète de l'influence russe et chinoise dans la région, qu'il considère comme l'arrière-cour des Etats-Unis, indiquent deux conseillers du président élu qui ont été impliqués dans la politique américaine en Amérique Latine.

Le Groenland, membre de l'Otan via le Danemark, regorge de ressources naturelles stratégiques comme le pétrole, le gaz et des minéraux et se situe près des routes maritimes de l'Arctique.

Les conseillers actuels et passés de Donald Trump estiment que le milliardaire vise par ce biais à créer un héritage durable qui restera dans les mémoires de plusieurs générations.

Outre le Groenland, Donald Trump a évoqué l'hypothèse de la prise de contrôle du canal de Panama et mentionné la théorie de faire du Canada le 51e Etat américain.

L'équipe de Donald Trump affirme qu'il agit "dans l'intérêt des Etats-Unis et du peuple américain".

"C'est pourquoi le président Trump a attiré l’attention sur les préoccupations légitimes en matière de sécurité nationale et d’économie concernant le Canada, le Groenland et le Panama", a déclaré à Reuters une porte-parole de Donald Trump.

(Version française Zhifan Liu, édité par Kate Entringer)

3 commentaires

  • 09 janvier 12:11

    Récupérer le Groenland n'est pas nouveau. Les US ont toujours voulu depuis le 19ème siècle récupérer cette partie qu'il considère comme naturellement faisant partie des US. Quant au Canada, les US ont mené par le passé des guerres pour annexer ce territoire, jamais gagnées. Les US sont profondément impérialistes et ce, depuis toujours. Ce n'est pas une marque de fabrique de Trump où ça arrange bien nos progressistes-wokistes de le croire et de le faire croire.


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