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Trains à grande vitesse: Italo veut se lancer sur le marché allemand
information fournie par Boursorama avec AFP 29/04/2026 à 12:40

( AFP / GABRIEL BOUYS )

( AFP / GABRIEL BOUYS )

L'opérateur ferroviaire Italo compte lancer ses trains à grande vitesse à l'attaque du marché allemand en 2028, mais il attend pour cela avec impatience le feu vert du gestionnaire du réseau, a indiqué mercredi sa direction dans la presse italienne et allemande.

Italo vise notamment les corridors les plus fréquentés d’Allemagne, soit Munich‑Cologne‑Dortmund et Munich‑Berlin‑Hambourg, avec une cinquantaine de liaisons quotidiennes, a indiqué le directeur général d’Italo, Gianbattista La Rocca, dans le journal économique Il Sole 24 Ore.

Depuis sa fondation en 2006, Italo a déjà brisé le monopole de Trenitalia en Italie, où ses 51 trains relient 51 villes, transportant 25 millions de passagers en 2025. En Allemagne, seul le groupe Flix, connu pour ses Flixbus, s'est lancé avec des trains à bas coûts face à l'opérateur allemand Deutsche Bahn.

La maison-mère d'Italo, NTV, est prête à investir 3,6 milliards d’euros pour entrer en Allemagne, dont 1,2 milliard pour 26 trains produits par Siemens en Allemagne, avec une option pour 14 supplémentaires. Les mêmes trains que les ICE de Deutsche Bahn, mais bleus et avec un intérieur au "style italien".

"Avant notre arrivée sur le marché italien, voyager en train était largement perçu comme une option de seconde zone. Aujourd’hui, le marché allemand ressemble fortement au marché italien avant l’ouverture à la concurrence", a souligné Luca di Montezemolo, président de NTV et ancien président de Ferrari, dans une interview au Frankfurter Allgemeine.

Italo promet "davantage de choix et une tarification plus intelligente", qui s'adapte davantage à la demande. "Depuis nos débuts en Italie, la concurrence a fait baisser les prix moyens de 40%. Nous nous attendons à une dynamique similaire en Allemagne", a précisé Luca di Montezemolo.

L'opérateur est prêt à signer son contrat avec Siemens, dispose d'une licence ferroviaire et a "entamé la procédure pour obtenir le certificat de sécurité", précise Gianbattista La Rocca.

Mais "il est absolument nécessaire que, d’ici mai, le gestionnaire allemand de l’infrastructure ferroviaire nous donne un cadre clair et certain des sillons horaires et des espaces en gare dont nous avons besoin pour opérer", a poursuivi le dirigeant d'Italo, alors que ces mêmes sillons ont retardé l'entrée de la SNCF sur le marché italien.

"Nous devons signer le contrat avec Siemens d’ici juin prochain et il n’est pas possible de repousser cette date, sous peine d’un allongement considérable des délais de livraison des trains, qui rendrait le projet non viable d’un point de vue industriel", a martelé Gianbattista La Rocca.

Italo créerait 2.500 emplois directs et indirects en Allemagne, hors construction des trains, selon sa direction.

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