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Tavares (Stellantis: Ne pas utiliser le changement climatique comme une arme commerciale
information fournie par Reuters 29/03/2023 à 16:49

Le logo de Stellantis près de Paris

Le logo de Stellantis près de Paris

PARIS/MILAN (Reuters) - Carlos Tavares, directeur général de Stellantis, a mis en garde mercredi contre la tentation, au niveau des gouvernements, d'utiliser la lutte contre le changement climatique comme un moyen de gagner en compétitivité sur le plan commercial.

"Quelle que soit la partie du monde, nous ne devrions pas utiliser les politiques (liées au changement climatique) pour reconstruire la compétitivité du pays régulant ce type de politique", a-t-il déclaré au cours du premier "Forum sur la liberté de mouvement" organisé en digital à l'initiative de Stellantis.

"Les politiques sur le changement climatique ne devraient pas être une arme dans une approche de commerce mondial", a ajouté le directeur général du constructeur automobile né de la fusion entre PSA et FCA.

Carlos Tavares a ajouté que la discussion européenne sur un maintien des moteurs à carburant synthétique au-delà de l'interdiction du thermique en 2035 ne changeait rien à la trajectoire d'électrification de Stellantis.

Industrie depuis longtemps globalisée, l'automobile est confrontée actuellement à une montée du protectionnisme qui complique ses décisions stratégiques.

Les Etats-Unis ont annoncé l'an dernier pour 369 milliards de dollars de subventions dans le cadre de l'Inflation Reduction Act (IRA), susceptible de favoriser les décisions d'investissement en faveur des énergies propres sur le sol américain, tandis que Pékin maintient un contrôle étroit sur l'économie chinoise et soutient la production locale de véhicules électriques.

L'Union européenne a répliqué le mois dernier avec un projet de "Green deal" industriel pour protéger les entreprises basées en Europe et éviter une fuite des investissements.

(Gilles Guillaume à Paris et Giulio Piovaccari à Milan, édité par Bertrand Boucey et Blandine Hénault)

1 commentaire

  • 29 mars 18:27

    J'ai du mal à comprendre la pensée de C. Tavares mais le sujet est très intéressant. On assiste en effet à une surenchère des états puissants sur les technologies bas carbone sur fond de protectionnisme et souvent pour cacher une réalité qui n'est pas rose : ces états continuent à polluer la planète pour produire leur électricité.


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