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Syrie: l'armée entre au camp de proches de jihadistes d'al-Hol
information fournie par AFP 21/01/2026 à 10:21

Des membres des forces de sécurité syriennes pénètrent à bord de leurs véhicules dans le camp d'Al-Hol, dans la province de Hassaké,  le 21 janvier 2026 ( AFP / OMAR HAJ KADOUR )

Des membres des forces de sécurité syriennes pénètrent à bord de leurs véhicules dans le camp d'Al-Hol, dans la province de Hassaké, le 21 janvier 2026 ( AFP / OMAR HAJ KADOUR )

L'armée syrienne est entrée mercredi matin dans l'immense camp de détention d'al-Hol (nord-est), qui abrite des familles de jihadistes du groupe Etat Islamique (EI) et dont les forces kurdes s'étaient retirées la veille, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Le correspondant a vu un grand nombre de soldats ouvrir la barrière métallique et entrer à pied dans le camp, alors que d'autres en gardaient l'entrée.

Al-Hol, situé dans une région désertique de la province de Hassaké, abrite quelque 24.000 personnes, dont 15.000 Syriens et environ 6.300 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités, parmi lesquels des Occidentaux.

Des membres des forces de sécurité syriennes montent la garde devant l'entrée du camp d'Al-Hol, dans la province de Hassaké,  le 21 janvier 2026 ( AFP / OMAR HAJ KADOUR )

Des membres des forces de sécurité syriennes montent la garde devant l'entrée du camp d'Al-Hol, dans la province de Hassaké, le 21 janvier 2026 ( AFP / OMAR HAJ KADOUR )

Les forces kurdes avaient annoncé mardi avoir été "contraintes de se retirer" du camp pour défendre leurs régions menacées par l'armée, avant l'annonce d'un cessez-le-feu.

Il s'agit du plus grand camp de prisonniers établi par les forces kurdes, qui ont été le fer de lance de la lutte contre l'EI, avec l'aide de la coalition internationale antijihadiste. Le groupe jihadiste a été défait en 2019 en Syrie.

Le ministère syrien de la Défense avait annoncé mardi être "entièrement prêt à prendre la responsabilité du camp d'al-Hol et des prisons" de jihadistes dans la région.

Le camp d'Al-Hol où les forces de sécurité syriennes sont entrées, dans la province de Hassaké, le 21 janvier 2026 ( AFP / OMAR HAJ KADOUR )

Le camp d'Al-Hol où les forces de sécurité syriennes sont entrées, dans la province de Hassaké, le 21 janvier 2026 ( AFP / OMAR HAJ KADOUR )

L'émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, avait pour sa part estimé que "la mission initiale" des combattants kurdes, la lutte antijihadiste, était terminée et que le nouveau pouvoir syrien était désormais capable de contrôler les centres de détention de l'EI établis par les Kurdes.

En vertu d'un accord avec les Kurdes, l'armée s'était déployée lundi dans de vastes parties du nord et du nord-est de la Syrie dont les forces kurdes se sont retirées.

Des membres des forces de sécurité syriennes sécurisent le camp d'Al-Hol, dans la province de Hassaké, le 21 janvier 2026 ( AFP / OMAR HAJ KADOUR )

Des membres des forces de sécurité syriennes sécurisent le camp d'Al-Hol, dans la province de Hassaké, le 21 janvier 2026 ( AFP / OMAR HAJ KADOUR )

L'accord prévoit que l'Etat syrien devienne "responsable" des prisonniers de l'EI et que l'administration kurde chargée de ce dossier soit "intégrée aux institutions étatiques".

Le ministère syrien de l'Intérieur a annoncé "prendre les mesures nécessaires en coordination avec la coalition internationale pour maintenir la sécurité" des centres de détention.

Des milliers d'ex-jihadistes, dont de nombreux étrangers, sont détenus dans sept prisons et des dizaines de milliers de membres de leurs familles vivent dans deux camps établis par les forces kurdes dans le nord de la Syrie, al-Hol et Roj.

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