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Survols illégaux : les drones qui violent l'espace aérien européen "peuvent être détruits", tranche Emmanuel Macron
information fournie par Boursorama avec Media Services 02/10/2025 à 13:49

Le président français a également appelé à accentuer la pression sur la flotte fantôme russe.

Emmanuel Macron à Copenhague, le 2 octobre 2025. ( AFP / SERGEI GAPON )

Emmanuel Macron à Copenhague, le 2 octobre 2025. ( AFP / SERGEI GAPON )

Emmanuel Macron a estimé, jeudi 2 octobre à Copenhague, que les drones qui violent l'espace aérien français "peuvent être détruits", alors que les survols illégaux se multiplient depuis quelques semaines.

"Il est très important d'avoir un message clair. Les drones, qui violeraient nos territoires, représentent un risque important. Ils peuvent être détruits, point final" , a-t-il martelé lors d'un sommet de chefs d'État et de gouvernement.

Le président français a par ailleurs à "accroître la pression" sur la flotte fantôme russe , dont l'un des pétroliers a été intercepté au large des côtes françaises et est visé par une enquête pour "délits maritimes".

Les commandos marine français ont arraisonné samedi le "Boracay", un navire battant pavillon du Bénin et appartenant à la flotte utilisée par Moscou pour contourner les sanctions occidentales contre ses ventes de pétrole depuis l'invasion de l'Ukraine. Une enquête a été ouverte pour "défaut de justification de la nationalité du navire/pavillon" et "refus d'obtempérer" contre ce navire sans sanctions européennes. Le bâtiment se trouvait par ailleurs au large du Danemark la semaine dernière au moment où le pays connaissait des survols suspects de drones au-dessus de ses aéroports. Le commandant du navire, de nationalité chinoise et dont la garde à vue a été prolongée, sera jugé pour le seul "refus d'obtempérer", a précisé à la mi-journée le parquet de Brest (ouest).

Finacement de l'effort de guerre

"Il est extrêmement important d'accroître la pression sur la flotte fantôme parce que ça réduit clairement la capacité de la Russie à financer son effort de guerre" en Ukraine , a fait valoir Emmanuel Macron jeudi à Copenhague, à l'ouverture d'un Sommet de la Communauté politique européenne (CPE).

Le pétrolier arraisonné au large des côtes françaises fait partie d'un ensemble de navires clandestins qui permettent à la Russie d'exporter son pétrole malgré les sanctions. Leur mode opératoire - changement fréquent de pavillons, propriétaires opaques installés dans des paradis fiscaux, transpondeurs souvent éteints - les rend difficiles à repérer et à relier à Moscou. L'Union européenne considère que 444 bateaux en font partie.

D'après Emmanuel Macron, le commerce pétrolier imputé à cette flotte représente "plus de 30 milliards d'euros" pour le budget de la Russie, et permet de financer "30 à 40%"de son effort de guerre" contre l'Ukraine.

- Repéré près du Danemark -

Le "Boracay" a été repéré la semaine dernière au large du Danemark, quand des survols de drones ont perturbé le trafic aérien. Selon le site spécialisé The Maritime Executive , il a pu servir de "plateforme de lancement" ou comme "leurre".

L'origine de ces drones reste jusqu'à présent inconnue mais les autorités danoises ont pointé du doigt la Russie, déjà accusée d'être derrière l'incursion d'une vingtaine de drones dans le ciel polonais début septembre.

Le 22 septembre, un premier survol de drones avait entraîné la fermeture de l'aéroport de Copenhague. Un responsable de la police danoise avait évoqué l'hypothèse qu'ils puissent avoir décollé d'un bateau. De nouveaux survols de plusieurs aéroports et d'une base militaire ont eu lieu le 25 septembre.

Selon une analyse AFP des données du site maritime spécialisé VesselFinder , le pétrolier a quitté le port russe de Primorsk, près de Saint-Petersbourg, le 20 septembre, avec pour destination Vadinar, dans le nord-ouest de l'Inde. Il était présent au large des côtes danoises entre le 22 et le 25 septembre.

Mercredi, le président français Emmanuel Macron avait toutefois appelé à rester "très prudent" concernant une éventuelle implication du bateau dans ces survols.

7 commentaires

  • 02 octobre 22:07

    Il y a plus d'une cinquantaine de technologies répertoriées pour abattre des drones, il est donc temps et utile de les améliorer et de les utiliser. Les points faibles de la Russie ce sont les énergies fossiles et les russes l'écrivent dans leurs publications spécialisées, il est donc plus que temps de cibler leurs actifs fossiles, répondre aux drones etc C'est aux russes d'arrêter leurs guerres et la vision fantasmées d'empire d'une maffia minoritaire profiteuse au Kremlin


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