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Soutien à Lydia Hadjara : Mouv’Enfants dénonce l’"impunité" du mouvement raëlien
information fournie par AFP 23/03/2026 à 19:41

Le collectif de lutte contre la pédocriminalité Mouv'Enfants manifeste devant le tribunal judiciaire de Paris le 23 mars 2026, en soutien à Lydia Hadjara, poursuivie en diffamation après avoir dénoncé des violences sexuelles dans le mouvement raëlien ( AFP / Thomas SAMSON )

Le collectif de lutte contre la pédocriminalité Mouv'Enfants manifeste devant le tribunal judiciaire de Paris le 23 mars 2026, en soutien à Lydia Hadjara, poursuivie en diffamation après avoir dénoncé des violences sexuelles dans le mouvement raëlien ( AFP / Thomas SAMSON )

Des militants du collectif de lutte contre la pédocriminalité Mouv'Enfants ont mené lundi une action symbolique devant le tribunal judiciaire de Paris, en soutien à Lydia Hadjara, poursuivie en diffamation après avoir dénoncé des violences sexuelles dont elle se dit victime dans le mouvement raëlien.

Lydia Hadjara a déposé plainte en novembre à Lyon pour violences sexuelles et tortures sur mineure contre Claude Vorilhon, alias Raël, et deux autres membres de la secte qu'il a fondée dans les années 70.

Aujourd'hui installé au Japon, M. Vorilhon l'a attaquée en justice pour diffamation après un livre paru en janvier 2025, dans lequel elle dénonçait ces abus sexuels perpétrés en France de 1986 à 2007.

Le collectif de lutte contre la pédocriminalité Mouv'Enfants manifeste devant le tribunal judiciaire de Paris le 23 mars 2026, en soutien à Lydia Hadjara, poursuivie en diffamation après avoir dénoncé des violences sexuelles dans le mouvement raëlien ( AFP / Thomas SAMSON )

Le collectif de lutte contre la pédocriminalité Mouv'Enfants manifeste devant le tribunal judiciaire de Paris le 23 mars 2026, en soutien à Lydia Hadjara, poursuivie en diffamation après avoir dénoncé des violences sexuelles dans le mouvement raëlien ( AFP / Thomas SAMSON )

Devant le tribunal, les militants de Mouv’Enfants avaient installé une mise en scène choc: un homme en robe blanche pour figurer un membre de la secte, un autre en robe rouge pour incarner un juge agenouillé, devant un drap blanc barré de rubans de police. Plusieurs pancartes arboraient les slogans "Stop immunité", "Lydia on te croit", "Ici on broie les victimes".

Dans +J'étais son esclave+, Lydia Hadjari raconte "les mécanismes d'emprise, d'endoctrinement, les violences sexuelles qu'elle dit avoir subis au sein du mouvement raëlien. Pourtant aujourd'hui, c'est elle qui se retrouve devant un tribunal. Pendant ce temps, le mouvement raëlien continue de recruter ", a déclaré Arnaud Gallais, fondateur de Mouv'Enfants.

"La justice doit-elle poursuivre celles et ceux qui témoignent ou doit-elle enfin faire toute la lumière sur les faits dénoncés?", s'est-il insurgé.

"Cette audience me fait revivre les émotions passées mais je le fais pour montrer aux autres victimes qu'il faut parler, pour que les auteurs de violences sexuelles ne soient plus impunis", a déclaré à l'AFP Lydia Hadjara.

"Il est de l'intérêt général de laisser les victimes dénoncer les agressions sexuelles sans avoir peur d'une procédure judiciaire, qui manifeste la volonté d'emprise de Raël sur ses victimes", a déclaré à l'AFP son avocat Me Aline Lebret évoquant "une procédure-bâillon".

"C'est une affabulatrice. Ses propos sont faux", a déclaré à l'AFP l'avocat de Claude Vorilhon, Me Alain Leclerc.

L'action de Mouv'Enfants a pour objectif d'inciter d'autres victimes de la secte raëlienne à se joindre à la plainte. Une enquête unique permettrait d'éloigner le risque de prescription de certains faits.

"Ces poursuites s'inscrivent dans une stratégie visant à réduire au silence Mme Hadjara et à dissuader que soit évoqué un sujet d'intérêt général", a estimé le ministère public, demandant que le plaignant soit condamné pour procédure abusive.

La décision du tribunal sera rendue le 4 juin.

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