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Royaume-Uni: Starmer échappe à une enquête du Parlement sur la nomination de Mandelson
information fournie par Reuters 29/04/2026 à 07:37

Le Premier ministre britannique Keir Starmer prononce un discours à Blackpool

Le Premier ministre britannique Keir Starmer prononce un discours à Blackpool

Les députés britanniques ont voté mardi contre ‌l'ouverture d'une enquête parlementaire sur le Premier ministre Keir Starmer destinée à déterminer si celui-ci a menti ​au Parlement à propos de la nomination de Peter Mandelson, l'un de ses alliés, comme ambassadeur aux Etats-Unis.

Keir Starmer répète qu'il n'était pas informé des liens étroits entretenus par Peter Mandelson, 72 ans, avec le ​délinquant sexuel Jeffrey Epstein lorsqu'il a décidé en décembre 2024 de le nommer ambassadeur aux Etats-Unis - un poste dont Mandelson a été démis ​en septembre dernier à la suite de révélations sur ⁠ces liens.

Le Premier ministre a également dit n'avoir pas été averti avant ce mois-ci que ‌Peter Mandelson n'avait pas satisfait au contrôle préalable de ses antécédents en raison de sa relation avec Jeffrey Epstein. Il avait assuré au Parlement, après le limogeage de ​Mandelson, que les procédures adéquates avaient ‌été suivies pour cette nomination, effective en février 2025.

Keir Starmer rejette depuis des ⁠mois les pressions réclamant sa démission, disant avoir été victime de "mensonges" de la part de Peter Mandelson, une situation à l'origine de critiques émanant même du Parti travailliste du dirigeant britannique, dont a été ⁠déplorée l'absence de discernement. ‌Il a déclaré également que des responsables avaient dissimulé des informations liées au contrôle ⁠des antécédents de Mandelson.

Au cours d'une allocution devant la Chambre des communes, la semaine dernière, le locataire ‌du 10 Downing Street a accablé des représentants du ministère des Affaires étrangères, assurant qu'il ⁠n'aurait pas nommé Peter Mandelson ambassadeur s'il avait eu connaissance de ses ⁠antécédents.

Les élus de la Chambre ‌des communes ont voté mardi à 335 voix contre 223 en défaveur d'un texte demandant à une ​commission parlementaire d'ouvrir une enquête sur de possibles déclarations ‌trompeuses de Keir Starmer en réponse à plusieurs questions liées à la nomination de Peter Mandelson.

Cette enquête aurait pu contraindre Keir ​Starmer à la démission si elle en était venue à la conclusion que le dirigeant avait délibérément menti au Parlement.

La procédure parlementaire, initié par Kemi Badenoch, cheffe de file de l'opposition conservatrice, a ⁠été critiquée par Keir Starmer, qui a dénoncé une manoeuvre politique à l'approche d'élections locales prévues en mai.

Le Premier ministre avait donné pour consigne aux élus du Labour de s'opposer à l'ouverture d'une enquête, ce qui explique le vaste rejet de la motion parlementaire. Kemi Badenoch a déclaré qu'une telle consigne illustrait la faiblesse du dirigeant travailliste.

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ANALYSE-L'affaire Mandelson anéantit la promesse de stabilité de Starmer

(William James; version française ​Jean Terzian, édité par Tangi Salaün)

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