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Réunion de la "coalition des volontaires" à l'Elysée en présence de hauts diplomates américains
information fournie par Reuters 06/01/2026 à 07:41

Le président Emmanuel Macron participe à une vidéoconférence des dirigeants de la Coalition des volontaires sur l'Ukraine, à Paris

Le président Emmanuel Macron participe à une vidéoconférence des dirigeants de la Coalition des volontaires sur l'Ukraine, à Paris

par John Irish

Les représentants d'une trentaine de pays, le président ukrainien Volodimir Zelensky et les diplomates américains Steve Witkoff et Jared Kushner se retrouvent ce mardi à Paris pour une réunion de la "coalition ‍des volontaires" centrée sur la concrétisation de "garanties de sécurité" pour l'Ukraine.

Objectif de ce rendez-vous organisé autour du président français Emmanuel Macron, selon un document distribué aux participants et consulté par Reuters : coordonner Européens, Américains et Ukrainiens en matière de sécurité en cas de cessez-le-feu ou d'accord de ‌paix avec la Russie, qui a envahi son voisin il y a près de quatre ans.

"Nous avons convergé sur les modalités opérationnelles des garanties de sécurité. Nous dirons comment elles s'articulent, la nécessité d'engagement de long terme de chacun", résume l'Elysée.

En l'absence ​du secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, retenu dans son pays par le dossier vénézuélien, Donald Trump sera représenté à Paris par ⁠son envoyé spécial, Steve Witkoff et son beau-fils Steve Kushner. Le général Alexus G. Grynkewich, commandant des forces alliées en Europe à l'Otan, est aussi annoncé.

FORCE MULTINATIONALE

Le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre britannique Keir ⁠Starmer figurent au nombre des 27 chefs d'Etat ‍et de gouvernement attendus à l'Elysée pour une après-midi de pourparlers suivie d'une conférence de presse.

La "coalition ⁠des volontaires", qui réunit la plupart des pays européens, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon, doit s'entendre sur la façon d'empêcher toute nouvelle agression russe après l'arrêt des combats avec son voisin, ce qui signifie surveiller une ligne longue d'environ 1.400 km.

"Américains, Européens et Ukrainiens ​doivent être au clair sur quoi faire si le cessez-le-feu est rompu", explique un proche conseiller d'Emmanuel Macron. "Il faut être capable de qualifier nous-mêmes la gravité et de caractériser les incidents le long de la ligne de front avant de prendre des décisions."

Parmi les autres questions examinées ⁠figurent la continuation du soutien aux forces armées ukrainiennes et le déploiement d'une force multinationale pour garantir la sécurité ​du pays frontalier de l'Union européenne, que Kyiv cherche d'ailleurs à rejoindre.

Si Paris salue la présence ​des hauts diplomates américains à la ​réunion, la volatilité de Donald Trump, qui a changé de posture à plusieurs reprises dans ce dossier, reste un point d'interrogation, tout comme ​la bonne volonté du président russe Vladimir Poutine à aboutir à un cessez-le-feu.

Un ⁠haut responsable européen a dit à Reuters espérer qu'un renforcement des garanties de la coalition des volontaires aiderait à consolider les engagements américains esquissés lors de discussions bilatérales entre Washington et Kyiv.

Dans une allocution dimanche soir, Volodimir Zelensky a émis le souhait que le sommet de l'Elysée soit utile.

"L'Ukraine se prépare à deux scénarios : la voie diplomatique, que nous privilégions, ou une défense plus active si la pression exercée par nos partenaires ‌sur la Russie s'avère insuffisante. L'Ukraine aspire à la paix", a dit le président ukrainien, qui déjeunera mardi avec Emmanuel Macron.

Dans le prolongement de la rencontre de l'Elysée, Emmanuel Macron réunira jeudi les présidents des deux Assemblées, les présidents de partis représentés au Parlement, les présidents de groupes parlementaires à l’Assemblée nationale et au Sénat, les présidents de la commission défense et affaires étrangères de l’Assemblée nationale et du Sénat pour discuter de "la question de l’Ukraine et des garanties de sécurité associées", ont fait savoir les services du chef de l'Etat.

(Reportage John Irish, ‌avec Elizabeth Pineau, édité par Kate Entringer)

3 commentaires

  • 06 janvier 10:08

    C'est encore le contribuable qui va rincer tout ce monde....


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