Le bâtiment fait partie de la catégorie sensible des navires transporteurs de gaz naturel liquéfié, dont les opérateurs avaient drastiquement réduit leur circulation face aux risques créés par le conflit entre Iran et Etats-Unis.
Des navires dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, le 18 juin 2026 (illustration) ( ISNA / AMIRHOSSEIN KHORGOOEI )
Un signal concret de la détente ? Au lendemain de la signature par l'Iran et les Etats-Unis d'un protocole d'accord sur une voie de sortie de la guerre qui a embrasé le Moyen-Orient, un premier navire de transport de gaz naturel liquéfié (GNL) battant pavillon français est sorti jeudi du Golfe en franchissant le détroit d'Ormuz, immobilisé depuis des mois.
Le Mraikh, qui appartient à la filiale française, basée à Nantes, du Norvégien Knutsen OAS Shipping, transporte 76.535 tonnes de GNL, qu'il a embarquées à Ras Laffan, au Qatar, et qu'il doit acheminer jusqu'à Port Qasim, au Pakistan, selon la plateforme de suivi des navires de transport de matières premières Kpler. Selon le signal AIS du navire, visible sur MarineTraffic, le méthanier s'est mis en mouvement mercredi autour de 20H00 GMT (jeudi aux premières heures du matin en heure locale), à peu près au moment de l'annonce de la signature par le président américain Donald Trump à Versailles d'un protocole d'accord dans lequel Téhéran s'engage notamment à rouvrir immédiatement le détroit d'Ormuz.
Depuis le début de la guerre le 28 février, en comptant le Mraikh, seulement 15 navires de transport de GNL sont sortis du Golfe avec une cargaison, selon Kpler. Ils transportaient tous du GNL qatari, comme le Mraikh, ou émirati.
Accélération du trafic
Les opérateurs du transport de GNL sont "très prudents", en raison de "la grande valeur des navires et de la taille relativement limitée de la flotte mondiale de méthaniers", expliquait début mai à l'AFP Laura Page, analyste chez Kpler. Selon les signaux AIS visibles sur MarineTraffic, le trafic dans le détroit d'Ormuz semble avoir accéléré jeudi, de nombreux navires semblant franchir ce passage stratégique dans un sens ou dans l'autre. A 10H30 GMT (début d'après-midi sur place), Kpler, de son côté, avait déjà confirmé six franchissements de navires de transport de matières premières, soit déjà environ autant que la moyenne quotidienne des sept jours précédents.
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