Le XXe siècle recèle d'exemples célèbres d'économistes qui ont exercé une influence politique considérable : Keynes et son rôle d'architecte dans les accords de Bretton Woods, ou Friedman, théoricien concepteur des politiques monétaires des années 1980. Pourtant, aujourd'hui ce lien semble rompu.
Plusieurs raisons peuvent être avancées : tout d'abord une inclinaison tendancielle de plus en plus marquée des programmes politiques vers le populisme. Même au sein des démocraties, ceux-ci essaient trop souvent de dire ce que les citoyens souhaitent entendre, privilégiant une logique de court terme, là où la temporalité de l'économiste est celle du temps long. La scission est d'autant plus marquée à mesure que les politiques font face à des défis structurels de plus en plus écrasants : les mesures préconisées par les économistes peuvent alors être perçues comme impopulaires, donc peu audibles.
Le récent contre-exemple du rapport Pisani-Ferry pour l'environnement montre cependant que l'alliance fonctionne toujours. L'expertise des économistes est-elle assez prise en compte dans l'élaboration des politiques publiques ? Les économistes ont-ils leur place comme conseillers auprès des politiques ?
Intervenants
Jacques ATTALI
Président
-
Attali Associates & Positiv
Alexis TSIPRAS
Ancien Premier Ministre, Grèce
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