(Actualisé avec Baerbock et Tusk)
Voici des réactions à l'étranger après le premier tour des élections législatives en France, à l'issue duquel le Rassemblement national est arrivé en tête devant l'union de gauche du Nouveau Front populaire et la coalition "Ensemble pour la République" formée autour du président Emmanuel Macron :
DMITRI PESKOV, porte-parole du Kremlin, à des journalistes:
"Nous suivons très attentivement le déroulement de ces élections et les tendances qui ont précédemment émergé dans un certain nombre de pays européens, y compris la France, sont confirmées."
"Nous allons attendre le deuxième tour, bien que les préférences des électeurs français nous apparaissent plus ou moins clairement."
MATTEO SALVINI, vice-président du Conseil italien, chef de file de la Ligue, sur X:
"Félicitations à Marine Le Pen et Jordan Bardella pour le résultat extraordinaire obtenu au premier tour des élections législatives en France (...).
"Honte à Macron, qui, en appelant à des 'blocs' contre le Rassemblement national au second tour, se comporte comme une quelconque (Ursula) Von der Leyen et cherche par tous les moyens à s'opposer à un changement voulu par des millions de Français, à Paris comme à Bruxelles."
PEDRO SANCHEZ, président socialiste du gouvernement espagnol, à la radio Cadena SER:
"Je ne considère pas comme acquise la victoire de l'extrême droite, je garde espoir dans la mobilisation de la gauche française."
"Gouverner est la meilleure manière de lutter contre la désinformation et la désaffection qui sont à l'origine de la percée de l'extrême droite."
"Je garde espoir dans la mobilisation de la gauche française et dans le fait que la société réalise à quel point il est important de miser sur des politiques progressistes et des gouvernements progressistes."
SANTIAGO ABASCAL, président du parti espagnol d'extrême droite Vox, sur X:
"La victoire du RN au premier tour des élections législatives est la victoire de l'espoir, de la liberté et de la sécurité pour les Français. Les patriotes européens continuent de progresser."
JAMES CLEVERLY, ministre britannique de l'Intérieur, à la radio LBC:
"Le président français est notre premier interlocuteur sur les questions de relations internationales avec la France. A l'évidence, nous surveillons très très attentivement les implications de ces élections françaises. Je n'ai aucune attirance pour le programme de l'extrême droite, que ce soit ici au Royaume-Uni ou en France."
KEIR STARMER, chef de file du Parti travailliste, grand favori des législatives en Grande-Bretagne jeudi, à des journalistes:
"Nous devons montrer jeudi au Royaume-Uni et à travers l'Europe et le monde que seuls les progressistes ont les réponses aux défis auxquels nous sommes confrontés ici dans ce pays et en Europe. Nous devons porter cette cause progressiste."
ANNALENA BAERBOCK, ministre allemande des Affaires étrangères, à Reuters:
"Cela ne peut laisser personne indifférent si, dans notre propre pays, par exemple lors des élections européennes, ou chez notre partenaire le plus proche et meilleur ami, un parti qui considère l'Europe comme le problème et non comme la solution se retrouve loin devant".
DONALD TUSK, Premier ministre polonais, à des journalistes:
"Cela commence vraiment à ressembler à un grand danger. Non seulement les résultats du premier tour des élections françaises (mais aussi) les informations sur l'influence russe, et des services russes, dans de nombreux partis radicaux de droite en Europe".
Donald Tusk a ajouté craindre que "la France puisse bientôt devenir l’homme malade de l’Europe, condamnée à une confrontation entre les forces radicales".
(Rédactions de Reuters)

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