La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, le 4 février 2026 à Paris ( AFP / Ludovic MARIN )
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a demandé mercredi à La France insoumise d'"exclure" le député Raphaël Arnault de son groupe à l'Assemblée nationale après l'interpellation de son assistant parlementaire dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque.
"La France Insoumise doit faire le ménage dans ses rangs et moi j'appelle la présidente Mathilde Panot à exclure Raphaël Arnault de son groupe, ou tout du moins à l'exclure temporairement pour marquer cette clarification, pour dire non à la violence", a-t-elle dit sur franceinfo.
Jugeant que les Français ont "toutes et tous une responsabilité" quand ils votent pour les Insoumis, elle a appelé à ce qu'il n'y ait "plus jamais un député LFI au sein de l'Assemblée nationale".
De son côté, la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a appelé "chaque parti politique à se poser la question" : est-ce que "tel député ou tel élu est susceptible de me représenter, de représenter la nation et de porter le nom de mon parti" ?
Ella a regretté que Jean-Luc Mélenchon "n'ait pas prononcé des mots d'apaisement" dans sa conférence mardi soir, l'accusant également de "l'avoir fait huer" devant ses militants.
La France insoumise "n'accepte pas les leçons" de Sébastien Lecornu, qui a demandé au mouvement de gauche radicale de "faire le ménage" dans ses "rangs" après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, avait réagi mardi soir Jean-Luc Mélenchon.
Le député La France insoumise (LFI) Raphaël Arnault le 22 janvier 2026 à l'Assemblée nationale ( AFP / Thomas SAMSON )
Neuf suspects, dont Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, ont été interpellés mardi dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Quentin Deranque, jeune militant nationaliste roué de coups jeudi à Lyon en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan.
La présidente de l'Assemblée a demandé à ce "que tous les responsables politiques en appellent au calme, au débat d'idée".
"Là on parle de l'ultragauche, mais il y a aussi des groupuscules d'extrême droite qui sont dans la rue, qui aussi cherchent la bagarre et qui commettent des actes répréhensibles et sont mis en examen et parfois incarcérés", a-t-elle ajouté.
Elle s'est en revanche dite opposée à une interdiction générale des réunions politiques dans les universités.
"Chacun a le droit de pouvoir s'exprimer dans des universités (...) Il ne faut pas d'interdiction générale, parce que nos jeunes ont besoin de former leur esprit".

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