Thierry Cotillard à Paris le 5 septembre 2025. ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )
"L'État doit prendre ses responsabilités", a pointé Thierry Cotillard, le patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché, ce lundi 16 mars.
Face à la hausse des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient , le patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché Thierry Cotillard a proposé ce lundi 16 mars que l'État "réduise sa marge" pour contenir la hausse du prix des carburants, lors d'une conférence au salon Franchise Expo à Paris. "Plutôt que de nous mettre la pression sur nos marges, (il faut...) que l'État réduise sa marge et ça va aller beaucoup mieux", a déclaré Thierry Cotillard. "L'État doit surtout prendre ses responsabilités", a-t-il insisté, assurant qu'"il n'y aurait pas d'explosions de résultats dans les stations des Mousquetaires". Contacté par l'AFP pour préciser les propos de son patron, Intermarché a indiqué qu'il "s'engageait à une marge minimale et à répercuter directement et intégralement toute baisse (du cours du pétrole, NDLR) aux consommateurs".
Le PDG de Coopérative U Dominique Schelcher avait déjà estimé, jeudi dernier, que l'État était le "grand gagnant" de la hausse du prix de l'essence car "plus de 51% du prix que vous payez à la pompe part directement dans les poches de l'État". Thierry Cotillard a jugé "assez malhonnête intellectuellement" l'accusation faite aux distributeurs d'augmenter exagérément les prix des carburants. Il avance comme ses concurrents que l'essence est "un produit d'appel" pour faire venir les consommateurs dans les supermarchés et que les distributeurs n'ont pas intérêt à tenter de "gratter" de la marge.
La réunion convoquée jeudi dernier au ministère de l'Économie avec les distributeurs de carburants n'avait débouché sur aucune décision quant à un éventuel encadrement des prix. Le ministère de l’Économie avait réfuté le fait que l’État soit le "grand gagnant" de la hausse du prix des carburants, expliquant que la plus grande part des recettes liées au carburant "ne dépendait pas du prix du carburant". "La seule part qui va augmenter quand les prix augmentent, c'est la TVA", fixée à 20%, avait ajouté le ministère.
2 commentaires
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer