Aller au contenu principal
Fermer

Présidentielle: Retailleau sort le "bulldozer" pour réduire la dépense publique
information fournie par AFP 12/10/2026 à 15:25

Le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau en meeting à Toulouse le 28 septembre 2026  ( AFP / Matthieu RONDEL )

Le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau en meeting à Toulouse le 28 septembre 2026 ( AFP / Matthieu RONDEL )

Le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau a dévoilé lundi un plan d'économies cumulées de 197 milliards d'euros "jusqu'en 2032", qui permettrait, selon lui, au déficit public de passer sous la barre des 3% dès 2031 "sans augmentation d'impôts".

"Je veux donner un grand coup de frein à la dépense publique et un coup d'accélérateur à la croissance", a assuré le patron des Républicains lors d'une conférence de presse où il a présenté la trajectoire budgétaire drastique qu'il donnerait aux finances publiques s'il était élu à la présidentielle.

"Un pays où celui qui se lève à 6 heures paie pour ceux qui ne se lèvent pas finit par exploser", a commenté le candidat, qui estime que la France est "assise sur une poudrière financière et une poudrière sociale".

Son plan de redressement passe par des économies de 96 milliards pour l'Etat "en faisant mieux et moins cher", avec notamment le non-remplacement d'ici 2032 de 400.000 fonctionnaires partis à la retraite, tout en supprimant des agences et des opérateurs de l'Etat.

Bruno Retailleau, crédité de 7 à 10% des intentions de vote au premier tour, entend également économiser 91 milliards dans le domaine social, dont 42 sur les retraites, 4 sur les arrêts maladie et 10 sur l'immigration.

Il attend aussi des collectivités un effort de dix milliards d'euros.

Sur le total de 197 milliards d'économies, le candidat de LR entend en consacrer 146 à la réduction de la dépense et donc de la dette de l'Etat, qu'il chiffre aujourd'hui "à plus de 3.400 milliards" afin qu'elle commence à reculer à partir de 2031.

Pour les 51 milliards restants, Bruno Retailleau prévoit de les "rendre aux Français" : 21 milliards iraient aux ménages via notamment la diminution de cotisations fiscales ou la facture d'électricité.

Les entreprises bénéficieraient des 30 milliards restants grâce notamment à la suppression d'impôts de production.

Attal et Philippe "co-responsables"

"Je veux passer au bulldozer et non pas à la tronçonneuse (comme le président ultralibéral argentin Javier Milei) un certain nombre de normes", a-t-il lancé, fustigeant "la bureaucratie (qui) tue".

"C'est ça ou la Grèce", a-t-il assuré brandissant la menace d'une crise de la dette comme celle qui a frappé le pays méditerranéen il y a 15 ans, convaincu que la France est "déjà entrée dans une première phase de la crise" sur les marchés où ses taux d'intérêts augmentent.

Bruno Retailleau a taclé sévèrement ses rivaux du bloc central, les anciens Premiers ministres Edouard Philippe et Gabriel Attal, "co-responsables", à ses yeux, de l'endettement de la France depuis 2017. "Ceux qui ont allumé la mèche ne peuvent pas prétendre l'éteindre", a ajouté le candidat, nettement distancé par le maire du Havre dans les sondages.

Bruno Retailleau s'en est pris également à Marine Le Pen, qui a annoncé il y a une semaine un programme d'économies de 142 milliards d'euros d'ici 2032. "Ca ne tient pas debout. Où sont ses économies ?", a-t-il demandé.

7 commentaires

  • 16:23

    Enfin quelqu'un qui parle sérieusement de la réduction de la dépense publique !
    Ceux qui travaillent vont enfin pouvoir respirer.


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires