Le président des Républicains Bruno Retailleau, lors d'un séminaire avec des sénateurs LR à Nancy, le 17 avril 2026 ( AFP / Jean-Christophe VERHAEGEN )
Les quelque 76.000 adhérents des Républicains ont commencé à voter samedi pour décider d'ici dimanche 18H00 s'ils désignent directement leur président Bruno Retailleau comme candidat à la présidentielle en 2027 ou s'ils préfèrent passer par la case primaire.
Les adhérents ont le choix entre trois possibilités: une primaire fermée qui aurait lieu en juin où eux seuls pourraient voter; une primaire semi-ouverte à la même date à laquelle les sympathisant pourraient participer; ou désigner sans attendre Bruno Retailleau comme candidat.
La dernière option permettrait au patron des Républicains de gagner du temps, lui qui s'est déjà lancé dans la course à la présidentielle début février et attend désormais que les adhérents valident sa candidature.
A la fin mars, les instances du parti ont choisi d'écarter la quatrième option qui était sur la table: une primaire ouverte à laquelle pourraient participer des candidats venus d'autres partis pour choisir un candidat unique de la droite. Cette décision avait provoqué le départ du parti de l'ultralibéral David Lisnard, lancé lui-même dans une candidature pour 2027.
Quel que soit le choix des adhérents, le parti reconnaît que Bruno Retailleau sera "in fine" désigné candidat de LR, aucun de ses principaux rivaux ayant annoncé son intention de croiser le fer avec lui. Et pour cause, les adhérents LR avaient accordé il y a un an une victoire écrasante à celui qui était à l'époque ministre de l'Intérieur, en le désignant président du parti avec 75% des voix face à son adversaire Laurent Wauquiez.
Le patron des députés LR, favorable à une primaire ouverte qui irait du macroniste "Gérald Darmanin à Sarah Knafo" du parti d'extrême droite Reconquête, a d'ores et déjà annoncé qu'il voterait blanc lors de cette consultation qu'il décrit comme "un choix de dupes".
Des accusations rejetées par Bruno Retailleau: plus Laurent Wauquiez "peut m'enquiquiner, plus il le fera", a-t-il réagi sur Public Sénat. "Les chiens aboient et la caravane passe", a-t-il ajouté. Il n'empêche qu'aucun ténor du parti n'a apporté son soutien publiquement au patron du parti depuis qu'il s'est formellement lancé dans la course à la présidentielle.
Dans un entretien accordé au Figaro, l'ancien Premier ministre Michel Barnier, qui lui aussi nourrit des ambitions présidentielles, a certes reconnu qu'il ne voulait pas "entrer dans une quelconque rivalité avec Bruno Retailleau". Mais il a assuré "regretter que l’on n’ait pas ouvert le jeu" lors de la consultation.

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