Le journaliste Benjamin Duhamel, le 9 avril 2025 à Paris ( AFP / JOEL SAGET )
Avec la présidentielle en vue, Benjamin Duhamel, voix de la matinale de France Inter, va animer à partir du 30 août une émission d'entretiens politiques le dimanche, codiffusée sur son antenne et sur France 2, ont annoncé jeudi les deux médias à l'AFP.
L'émission en direct sera diffusée à 13H20, dans la foulée de leurs journaux de 13H00, et elle durera 40 minutes.
"Nous avons réfléchi à l'idée d'avoir une émission commune entre les deux grandes maisons de l'audiovisuel public. Nous pensons que c'est important dans une campagne présidentielle où beaucoup de Français attendent un débat de qualité", a expliqué Philippe Corbé, directeur de l'information de France Télévisions.
Il s'agit d'"unir nos forces pour donner un maximum de puissance à ce rendez-vous", a ajouté Céline Pigalle, directrice de France Inter, première radio de France par ses audiences.
Ancien de BFMTV, Benjamin Duhamel, 32 ans, mène depuis la rentrée 2025 les interviews de 7H50 et 8H20 de la radio. Il avait déjà participé aux soirées électorales de France 2 à l'occasion des municipales de mars.
Philippe Corbé et Céline Pigalle, qui ont pris leurs fonctions en février pour le premier, en mars pour la seconde, construisent pour la première fois leurs grilles de rentrée en vue d'une année très politique.
France Télé prévoit notamment de relancer "L'Heure de Vérité", émission politique de référence dans les années 1980-1990, inventée et animée par François-Henri de Virieu, selon des sources internes.
"En 2022, la campagne présidentielle avait été largement entamée par le début de la guerre en Ukraine, ce qui avait empêché une partie des débats. Cette fois-ci, on a besoin de parler de tous ces enjeux essentiels devant nous, comme le réchauffement climatique ou la situation géopolitique de l'Europe", a relevé Céline Pigalle.
Le régulateur de l'audiovisuel, l'Arcom, a mis en demeure début juin Radio France pour "sous-représentation" du Rassemblement national (RN) en journée de janvier à fin mars, le groupe public plaidant pour sa part "l'erreur technique".
"Nous respecterons nos obligations en matière de pluralisme, c'est un engagement très fort", a promis la numéro un de France Inter.

6 commentaires
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer