Le ministre de la Justice Gérald Darmanin, à Paris, le 28 avril 2026 ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )
"Aujourd'hui, je pense que le second tour (de l'élection présidentielle), c'est M. Mélenchon contre Mme Le Pen ou M. Bardella, et je pense qu'il faut, comme on dit dans le Nord et à Tourcoing, être bouché à l'émeri pour pas le voir", a estimé mercredi Gérald Darmanin sur France Inter.
"Il y a l'usure du pouvoir", "un parti de la colère qui est extrêmement important", "beaucoup de Français qui ont énormément de difficultés et nous ne les entendons pas assez", a énuméré le ministre de la Justice, en se disant par ailleurs "inquiet" de "l'incapacité" de son camp à "avoir des idées".
La critique vise aussi bien Gabriel Attal, le patron de Renaissance, auquel Gérald Darmanin appartient, qu'Edouard Philippe, un "ami" qui, selon plusieurs de leurs proches, avait proposé au garde des Sceaux de devenir son directeur de campagne pour la prochaine présidentielle.
A défaut, l'ancien Premier ministre a depuis débauché la conseillère spéciale du Nordiste, Marie Guévenoux.
"C'est bien d'avoir des amis", mais "il faut quand même avoir des convictions", les a renvoyés dos à dos Gérald Darmanin, en rappelant sa "fibre sociale".
"Pour l'instant, je ne trouve (mes idées) nulle part", dit celui qui a été membre de l'ensemble des gouvernements sous Emmanuel Macron depuis 2017, à l'exception de celui de Michel Barnier.
Interrogé sur ses propres ambitions élyséennes pour 2027, Gérald Darmanin a répondu "Inch'Allah, Inch'Allah", une formule arabe signifiant "si Dieu le veut".
"On verra bien, on verra bien. L'élection présidentielle est sans doute la plus importante que nous allons vivre depuis au moins 30 ou 40 ans", a-t-il ajouté.

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