"Notre but n'est pas de récupérer ce mouvement mais d'être récupéré par lui", avait déclaré le leader insoumis en début de semaine.
Jean-Luc Mélenchon à Paris, le 3 octobre 2026. ( AFP / KENZO TRIBOUILLARD )
Le mouvement des lycéens entraîne "l'adhésion" au "programme de rupture" de la France insoumise, a estimé, mercredi 7 octobre dans une note de blog, Jean-luc Mélenchon, qui estime que cette colère se transforme en une "crise politique globale".
"Dans ces jours que nous vivons, mûrissent les idées et l'adhésion au programme de rupture. L'osmose qui nous lie à notre milieu de lutte n'est pas une sympathie de simple circonstance", écrit le candidat insoumis à la présidentielle dans une analyse qu'il fait du mouvement lycéen, alors que se pose la question de qui va profiter de cette mobilisation, à six mois du premier tour.
Reprochant au gouvernement et à ses adversaires politiques d'avoir désigné les Insoumis comme les instigateurs de la colère lycéenne, Jean-Luc Mélenchon assure que ces accusations servent en réalité à LFI. "Le refrain est dans les mémoires. Il agit pour centraliser LFI dans l'affection de la partie adverse, c'est-à-dire les jeunes ", écrit le leader, dont le mouvement est déjà très populaire parmi les lycéens et les jeunes adultes.
"Censure politique et sociale complète"
Depuis le début de la mobilisation lycéenne, le mouvement de gauche radicale est en soutien des élèves et se retrouve accusé d'instrumentaliser leurs colères.
"Notre but n'est pas de récupérer ce mouvement mais d'être récupéré par lui" , a répété Jean-Luc Mélenchon en début de semaine.
Dans sa note de blog mercredi, le fondateur de LFI prédit en outre une "censure" du gouvernement sur le budget. Le pouvoir "est enfermé désormais dans la conjonction du cycle des événements du mouvement et, de l'autre, dans le calendrier de la discussion budgétaire", écrit-il.
"Tout cela laisse entrevoir une censure politique et sociale complète . Et, cette fois-ci, il est peu probable que le PS vienne au secours de la macronie comme il l'a déjà fait quinze fois dans un passé récent. Et de l'autre côté, comment et pourquoi le RN le tirerait-il de là ?", développe-t-il.
Le parti d'extrême droite a déjà fustigé un projet de budget 2027 "consternant" , tout en soulignant que la conjoncture économique rendait une censure plus risquée cette année.
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