L'ancienne garde des Sceaux a insisté sur les derniers résultats de la gauche aux premiers tours respectifs des deux dernières élections législatives, et relativise leur poids sur le paysage électoral.

Rachida Dati, le 26 juin 2024, à Paris ( AFP / BERTRAND GUAY )
"Il est où le coup de force?". A l'antenne de France Inter , la ministre démissionnaire de la Culture Rachida Dati a pris pour cible mercredi 28 août le discours de plusieurs cadres du Nouveau front populaire, qui accusent Emmanuel Macron de "coup de force" après sa décision de ne pas retenir la candidature de Lucie Castets à Matignon.
La France insoumise et plusieurs organisations syndicales étudiantes appellent à "une grande manifestation contre le coup de force" d'Emmanuel Macron le 7 septembre prochain. Alors que le président de la République a rejeté l'hypothèse d'un gouvernement mené par le Nouveau Front populaire, LFI a rejoint l'appel lancé le même jour par l'Union étudiante et l'Union syndicale lycéenne (USL) à une "manifestation contre l'autocratie d'Emmanuel Macron".
"Il est où le coup de force? Il est pour la gauche qui prétend incarner l'ensemble du pays alors qu'elle est largement minoritaire! Elle est largement minoritaire intellectuellement et électoralement", a lancé l'ancienne garde des Sceaux au sujet d'une gauche qui "représente à peine 30%!".
Dans "une élection, vous êtes majoritaire ou minoritaire!", a ajouté la ministre, insistant sur les résultats des premiers tours des élections législatives de 2022 et 2024. "La gauche est minoritaire. Le deuxième tour (des legislatives 2024, ndlr) a été un barrage au RN. Ca été une demande de Marine Tondelier à votre micro et c'est un constat électoral. C'est un fait !", a t-elle estimé.

Taille des nouveaux groupes de députés à l'Assemblée nationale au 19 juillet 2024, et comparaison avec l'Assemblée sortante ( AFP / Nalini LEPETIT-CHELLA )
"Non, tout le monde ne peut pas prétendre à être Premier ministre"
Rachida Dati a par ailleurs ironisé sur la course à Matignon et la variété de profils, selon elle, pas toujours à la hauteur de la fonction de Premier ministre de la France. "C'est la 6e puissance du monde! Il y a des fonctions qu'on a affaiblies parce que tout le monde veut y prétendre. Non, tout le monde ne peut pas prétendre à être Premier ministre ou même président de la République", a lancé l'ex-ministre, qui tance les ambitions prématurées de certains acteurs du paysage politique.
"Quand Emmanuel Macron est devenu président de la République, tous ceux qui avaient moins de 40 ans ou autre se sont dit 'c'est peut-être aussi pour moi, parce que je suis jeune'. Bah non! Il suffit pas d'être jeune pour être président de la République ou Premier ministre. Il faut être un peu compétent, il faut avoir un peu d'expérience !", a t-elle jugé.
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