
Le président du Rassemblement national Jordan Bardella, le 28 août 2025 à Paris ( AFP / Thibaud MORITZ )
"On ne peut pas tenir deux ans comme cela": le président du Rassemblement national Jordan Bardella a déclaré samedi ne "pas voir d'autre solution" pour Emmanuel Macron que de se "tourner vers les Français" en organisant de nouvelles législatives ou en démissionnant.
"Nous avons besoin que le président de la République sorte le pays de l'impasse, assume sa responsabilité et revienne devant les Français, soit par l'intermédiaire d'une nouvelle dissolution - et cela sous entend que le résultat du premier tour des élections législatives soit respecté et que le second tour des élections puisse se jouer à la loyale - ou qu'il en tire les conséquences et qu'il démissionne", a déclaré M. Bardella sur BFMTV.
Emmanuel Macron a réaffirmé vendredi son intention d'exercer son mandat jusqu'à son terme en 2027, et a qualifié de "politique fiction" le scénario d'une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale, malgré le risque très élevé de voir le gouvernement Bayrou tomber le 8 septembre lors d'un vote de confiance.
"Le fait de ne pas vouloir dissoudre l'Assemblée nationale au moment où on se parle ne veut pas dire qu'il n'y soit pas contraint à un moment donné, tant les blocages pourraient subsister au sein du Parlement", avait estimé M. Bardella un peu plus tôt devant la presse avant d'entamer une visite de la Foire de Châlons-en-Champagne.
"Il est évident que dans la situation actuelle, je ne vois aucune autre solution que de se tourner vers les Français. On ne peut pas tenir deux ans comme cela. Ce n'est pas possible", a-t-il insisté.
Les deux chefs de file du RN ont accepté de rencontrer mardi à Matignon le chef du gouvernement pour des consultations avant le vote de confiance à l'Assemblée.
"Nous dirons à François Bayrou ce que je vous dis là, mon discours ne variera pas, celui de Marine Le Pen non plus", a-t-il assuré.
En cas de dissolution, Jordan Bardella n'exclut pas d'être candidat aux législatives et de quitter son mandat de parlementaire européen.
"Ma décision n'est pas prise. Je suis aujourd'hui le président de notre famille politique et je serai là où je peux être utile à la fois pour mon mouvement politique et évidemment pour mon pays", a-t-il déclaré.
Dans un premier temps Il a affirmé qu'il n'accepterait d'être Premier ministre que si le RN obtenait "289 députés", soit la majorité absolue à l'Assemblée pour "composer non seulement une majorité stable d'alternance, mais également un gouvernement".
Avant de nuancer ensuite ses propos car "il faudra voir s'il peut y avoir des accords au sein de la nouvelle Assemblée nationale avec de potentiels alliés".
Des alliés qui ne seront pas les actuels dirigeants de LR selon M. Bardella qui "ne pense pas que les Français aient envie de voir Monsieur Wauquiez demain ministre d'un gouvernement du Rassemblement national".
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