L'ancien maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, arrive au tribunal de Nanterre, le 7 avril 2026 dans les Hauts-de-Seine ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )
Le tribunal correctionnel de Nanterre doit rendre jeudi après-midi sa décision dans le procès de l'ancien maire de Levallois-Perret Patrick Balkany, jugé en avril dans deux affaires distinctes de détournement de fonds publics et emploi présumé fictif.
Le parquet a requis dix-huit mois de prison ferme, 350.000 euros d'amende et dix ans d'inéligibilité dans le premier dossier.
M. Balkany, 77 ans, avait comparu pour avoir utilisé les fonds d'une association subventionnée par la ville, la Codeeil, afin d'assurer un complément de revenus à son ex-directeur du développement économique, Renaud Guillot-Corail, décédé en 2020.
Dans le second volet, examiné pendant trois jours, une peine d'un an de prison ferme, une amende de 150.000 euros et dix ans d'interdiction du droit de vote avaient été demandés par le ministère public contre l'ancien édile.
Il a été jugé pour avoir affecté, entre 2010 et 2015, des policiers municipaux à des tâches personnelles, notamment comme chauffeurs privés.
L'audience avait dû être suspendue après des propos de M. Balkany jugés proches de "l'outrage" par la présidente du tribunal, Céline Ballerini.
Le procureur avait qualifié M. Balkany de "démiurge omnipotent" ayant, "par le fait du prince", détourné trois policiers municipaux de leurs fonctions pour en faire des "larbins", des "hommes à tout faire" et "quasiment des domestiques".
L'avocat de l'ex-baron de la droite des Hauts-de-Seine, Me Robin Binsard, avait lui plaidé la relaxe, dénonçant "une purge" et raillant les lacunes de l'instruction.
M. Balkany a déjà été condamné dans plusieurs autres affaires, notamment en 2023 avec son épouse Isabelle pour avoir dissimulé 13 millions d'euros au fisc.
En avril, la cour d'appel de Rouen a confirmé sa libération conditionnelle pour les 15 mois de prison qu'il lui reste à purger dans ce dossier.
Il a par ailleurs fait cinq mois de détention en 2019-2020, puis à nouveau six mois en 2022.
Une liste dissidente qu'il avait soutenue aux élections municipales à Levallois-Perret en mars a été balayée avec 7,4% des suffrages, loin derrière la maire sortante Agnès Pottier-Dumas réélue dès le premier tour.

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