Aller au contenu principal
Fermer

OMS: les Etats membres doivent contribuer davantage, estime le candidat indonésien
information fournie par AFP 02/11/2026 à 11:53

Le ministre indonésien de la Santé, et candidat à la direction de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Budi Gunadi Sadikin, durant un entretien à l'AFP, à Jakarta, le 2 nobvembre 2026 ( AFP / BAY ISMOYO )

Le ministre indonésien de la Santé, et candidat à la direction de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Budi Gunadi Sadikin, durant un entretien à l'AFP, à Jakarta, le 2 nobvembre 2026 ( AFP / BAY ISMOYO )

Le ministre indonésien de la Santé, candidat à la direction de l'Organisation mondiale de la santé, s'est dit favorable à une augmentation des contributions obligatoires des pays à l'OMS, fragilisée financièrement par le retrait des États-Unis, lundi dans un entretien à l'AFP.

Selon Budi Gunadi Sadikin, l'OMS devrait se concentrer sur la réorientation de ses dépenses plutôt que de rechercher des financements de remplacement, en allouant des montants plus importants à un nombre réduit de projets.

"La priorité est de revoir les fonctions (de l'OMS), d'obtenir l'accord des pays, puis (...) de rechercher de nouveaux financements", a déclaré le ministre, candidat à la succession de l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus à la tête de l'institution depuis 2017 et reconduit en 2022.

"Tous les pays affirment que l'OMS doit être pérenne. Or, on ne peut pas être pérenne si les contributions des États membres ne représentent que 20 ou 30%" du budget total, a-t-il ajouté.

"Si vous souhaitez assurer la pérennité, alors, à tout le moins, le financement régulier (...) devrait représenter plus de 50% du total", a encore plaidé le ministre indonésien, âgé de 62 ans.

La Chine est devenue le principal contributeur de l'OMS au titre des contributions obligatoires, après le retrait des États-Unis décidé par Donald Trump dès son retour à la Maison Blanche.

Pékin reste toutefois loin de figurer parmi les premiers contributeurs au titre des contributions volontaires, principale source de financement de l'organisation.

Relever le seuil des contributions obligatoires à 50% ne serait pas trop contraignant pour les pays, a encore souligné M. Budi.

"J'ai vu les chiffres (...) On ne parle pas de milliards, ni même d'une centaine de millions. Ce n'est pas un chiffre important", a-t-il déclaré.

Réparti entre plus de 100 pays membres, cet effort représenterait des dizaines de milliers de dollars américains pour chacun, a-t-il assuré.

M. Budi est l'un des sept candidats à la direction de l'OMS, face à des concurrents venus du Botswana, du Qatar, d'Arabie saoudite, de Belgique, d'Espagne et de Chine.

Le Conseil exécutif de l'OMS désignera un maximum de trois candidats ou candidates à soumettre à l'Assemblée mondiale de la Santé, qui choisira en mai 2027.

Budget réduit de plus de 20%, des centaines d'emplois supprimés, des programmes réduits, l'OMS a dû se réformer en profondeur dans l'urgence l'an dernier, fragilisée par les coupes budgétaires dans l'aide multilatérale et le retrait américain.

Depuis plusieurs mois, le chef de l'OMS assure toutefois que l'organisation a achevé son processus de redéfinition de ses priorités et qu'elle est "stabilisée".

discussions avec Washington

Pour M. Budi, le retrait des États-Unis ne constitue "pas une catastrophe totale" pour l’organisation, qui a conservé un budget comparable à celui dont elle disposait avant la pandémie de Covid-19.

Selon lui, tout pays qui n'est pas membre "se retrouvera en position de désavantage" en cas d'urgence sanitaire mondiale.

"Il est très clair que nous devons les faire revenir", a déclaré le ministre, ajoutant qu’il entamerait des discussions avec Washington "sans tarder" s’il était élu.

Le ministre indonésien de la Santé, et candidat à la direction de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Budi Gunadi Sadikin, durant un entretien à l'AFP, à Jakarta, le 2 nobvembre 2026 ( AFP / BAY ISMOYO )

Le ministre indonésien de la Santé, et candidat à la direction de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Budi Gunadi Sadikin, durant un entretien à l'AFP, à Jakarta, le 2 nobvembre 2026 ( AFP / BAY ISMOYO )

Il plaidera également pour que les États membres de l'OMS adoptent un traité mondial sur les pandémies, assorti d’un fonds destiné à le soutenir.

L'objectif serait de garantir à "chacun le même droit d'accès" aux vaccins, aux traitements et aux outils de diagnostic si une nouvelle pandémie mondiale venait à survenir.

L'OMS n'est "pas prête" pour faire face à une nouvelle flambée épidémique mondiale, a encore jugé le ministre indonésien, ajoutant qu'elle n'en faisait pas assez pour gérer l'épidémie d'Ebola la plus meurtrière de l'histoire en République démocratique du Congo.

1 commentaire

  • 12:07

    Il faut demander aux Brics de financer l'OMS. Les vilains colonialistes occis-dentaux ne peuvent et ne veulent (à juste titre) plus payer.


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires