Les joueurs de l'équipe de France et Kylian Mbappé lors d'une séance d'entraînement sur les installations du University Park, à Dallas, le 13 juillet 2026, à la veille d'affronter l'Espagne ( AFP / FRANCK FIFE )
Un immense choc attend la France mardi à Dallas contre la grande Espagne du prodige Lamine Yamal, championne d'Europe, avec comme enjeu une troisième finale de Coupe du monde d'affilée pour l'équipe de Didier Deschamps, obnubilée par la quête du titre suprême.
La tâche des Bleus s'annonce titanesque face à la Roja, ses techniciens et son collectif à nul autre pareil, le tout magnifié par un attaquant d'à peine 19 ans. Mais après avoir enchanté le tournoi par leur jeu spectaculaire et offensif, Kylian Mbappé et ses coéquipiers comptent bien célébrer à leur manière le 14 juillet, avec un succès de prestige en guise de feu d'artifice.
Ils s'avancent conquérants vers ce rendez-vous, sûrs de leurs forces et bien décidés à poursuivre leur splendide aventure nord-américaine jusqu'à l'ultime rencontre programmée dimanche prochain au MetLife Stadium d'East Rutherford (New Jersey), contre le vainqueur d'Argentine-Angleterre, et à ramener une troisième étoile à la maison après 1998 et 2018 pour offrir à Deschamps des adieux en grande pompe.
Les Français ont déjà accompli un sacré exploit en atteignant de nouveau le dernier carré. Mais en cas d'accession à la finale, après celle remportée en 2018 et la défaite aux tirs au but en 2022 face aux Argentins de Lionel Messi, ils entreraient véritablement dans l'histoire de la compétition, seuls deux nations ayant réussi une telle performance, l'Allemagne entre 1982 et 1990 et le Brésil entre 1994 et 2002.
Ce serait alors la cinquième finale sur les huit dernières éditions pour un pays naguère moqué pour être le champion du monde des matches amicaux mais en passe de devenir une référence de la discipline, au même titre que la Seleçao et la Mannschaft.
Les Espagnols, dont le prodige Lamine Yamal (au centre) préparent le choc contre la France, lors d'une séance d'entraînement à Dallas, le 13 juillet 2026 ( AFP / MAURO PIMENTEL )
Deschamps, car il a la victoire chevillée au corps, ne se contentera pas de telles statistiques, pas plus que son capitaine Kylian Mbappé. La superstar l'a martelé juste après le succès contre le Maroc (2-0) et la qualification pour les demi-finales: pour que la France entre définitivement dans les annales, il lui faudra soulever le trophée tant convoité.
"J'ai été champion du monde (en 2018, NDLR) et vice-champion du monde (2022, NDLR). Cette équipe n'a été ni championne du monde ni vice-championne du monde. les équipes fortes sont celles qui gagnent et pour l'instant, je ne vois pas de coupe dorée à côté de moi", a-t-il déclaré.
Les Bleus ont de sérieux atouts
Pour Mbappé et le sélectionneur, cette demi-finale n'est qu'une "étape". Mais assurément la plus ardue. L'Espagne reste sur deux victoires cinglantes face aux Bleus, à chaque fois au même échelon, en 2024 à l'Euro (2-1) et l'an dernier en Ligue des nations (5-4). Malgré l'étroitesse du score, la Roja avait surclassé la France, avec dans le rôle du bourreau son génie Lamine Yamal.
Mais cette année, Deschamps et ses joueurs se présentent avec de sérieux atouts: une attaque flamboyante portée par un trio magique Mbappé-Dembélé-Olise et une défense solidement ancrée autour de la charnière centrale Dayot Upamecano-William Saliba, qui n'a encaissé que deux buts en six sorties.
Présentation de la demi-finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et l'Espagne, le 14 juillet à Arlington, au Texas, États-Unis ( AFP / Guillermo RIVAS PACHECO )
Lamine Yamal n'a lui pas encore ébloui cette Coupe du monde (un but, aucune passe décisive), laissant Dani Olmo ou Mikel Oyarzabal (4 réalisations) s'illustrer. Mais il a déjà lancé le match par médias interposés.
"Si la France doit craindre quelqu'un, c'est nous. C'est nous qui les avons éliminés la dernière fois. On verra bien ce qui se passera, mais on n'a pas peur", a-t-il affirmé vendredi à la télévision espagnole TVE après avoir obtenu avec la Roja le ticket pour les demi-finales contre la Belgique (2-1).
"On ne craint personne, évidemment", lui a répondu lundi Adrien Rabiot, l'un des piliers du milieu de terrain des Bleus. "De par le parcours qu'on a, je pense qu'on arrive sur une demi-finale dans les meilleures conditions possibles, c'est-à-dire que tout est au vert. Je pense qu'on aurait difficilement pu arriver dans de meilleures conditions."
Mbappé le Madrilène, déjà auteur de huit buts, voudra à n'en pas douter répliquer à l'ailier du Barça sur le terrain. Hors de question pour le capitaine de s'arrêter aux portes de la finale, lui qui a tout misé sur son épreuve fétiche après deux saisons sans titre au Real et veut continuer à écrire sa légende et celle de l'équipe de France.
kn/hpa

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