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Miimosa inaugure la troisième génération du financement participatif

information fournie par Le Revenu 04/02/2019 à 07:33

Miimosa, une plateforme de crowdfunding dédiée au secteur agroalimentaire, revendique 1.700 projets financés. (© Miimosa)

Miimosa, une plateforme de crowdfunding dédiée au secteur agroalimentaire, revendique 1.700 projets financés. (© Miimosa)

La plateforme de Crowdfunding lance Miimosa Transition. Toujours dédiée au financement des entrepreneurs des secteurs agricole et alimentaire, l’offre élargit les supports d’investissement et veut désormais s’adresser à toute la filière. Un positionnement prometteur.

Place au financement participatif 3.0 ! La plateforme de crowdfunding Miimosa élargit son offre et inaugure la troisième génération du financement participatif.

Après les plateformes généralistes de première génération - où les projets proposés aux épargnants embrassent tous les secteurs économiques -, très vite suivies par les plateformes de deuxième génération ayant fait le choix d’une spécialisation sur un segment précis (énergie renouvelable, immobilier, etc), place désormais à une troisième génération de plateforme, avec Miimosa Transition, dédiée à l’accompagnement de projets de transition agricole, alimentaire et énergétique.

Intégrer toute une filière

La spécialisation reste de mise. Mais l’ambition de Florent Breton, le PDG et fondateur de Miimosa, est désormais de s’adresser à l’ensemble de la filière agricole. Au-delà des épargnants individuels, il s’agit de permettre aux personnes morales (fonds de dette, fondations, entreprises de l’agroalimentaire, coopératives, etc) de financer les porteurs de projets.

Créée en 2015, Miimosa qui revendique d’ores et déjà quelque 1.700 projets financés et près de 9 millions d’euros octroyés par ses participants, a rapidement fait pivoter sa stratégie.

Initialement, l’intermédiaire avait fait le pari du don avec contrepartie où les particuliers soutiennent gratuitement des projets agricoles mais obtiennent toutefois des produits locaux ou menus services de la part du porteur de projet.

Mais rapidement la bascule vers le prêt rémunéré est opérée, avec des taux de 2% à 5%, pour un montant maximum de 2.000 euros par prêteur. La formule fonctionne : Miimosa revendique à ce jour zéro défaut sur l’encours de crédit.

Mais Florent Breton estime que la formule reste encore perfectible pour faire réellement face aux enjeux de la transition agricole. Canaliser l’épargne des Français vers des offres plus locales, plus saines et plus respectueuses de l’environnement (agroécologie, agriculture biologique, élevage en plein air, etc) ne suffira pas.

D’où le recours à l’investissement de la part des personnes morales, dotées de capacités financières plus conséquentes.

Des taux de 2% à 5%

Avec le feu vert de l’AMF et l’obtention du statut de conseiller en investissement participatif (CIP), Miimosa va à la fois pouvoir financer des projets agricole et agroalimentaire avec des tickets d’investissement plus élevés (de 50.000 euros à un million d’euros) avec des taux d’intérêt annuels de 2% à 5%, et diversifier les supports d’investissement.

Miimosa Transition proposera ainsi des minibons (ex-bons de caisse), amortissables sur une durée maximale de cinq ans, ainsi que des obligations simples. Pas question en revanche de proposer de l’investissement en capital dans des exploitations agricoles même si le statut de CIP offre une telle liberté.

Des groupes privés ou coopératifs comme Carrefour , Herta, D’aucy, Danone ou Les Paysans de Rougeline, ont d’ores et déjà décidé de s’engager et d’apporter leurs propres financements. Pour les épargnants, l’engagement de tels groupes constitue un atout. Ils valident le sérieux de la démarche.

Attention toutefois : les financements ne sont jamais assorties de la moindre garantie à la différence des prêts que les banques octroient aux agriculteurs.

100 millions d’euros de financement visés

Miimosa Transition, qui compte dans son tour de table Crédit Agricole, Amundi, BpiFrance, Invivo et Vyv, espère atteindre 100 millions d’euros de crédits apportés par ses participants. Sans toutefois préciser l’horizon de cette ambition.

Chaque année, les financements octroyés par les banques et pouvoirs publics au secteur de l’agriculture représentent une enveloppe de 11 milliard d’euros selon les estimations apportées par Miimosa.

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