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Macron et le sultan d'Oman pour une "navigation libre, sans conditions ni restrictions" dans le détroit d'Ormuz
information fournie par AFP 29/06/2026 à 20:51

Le président Emmanuel Macron (d) et le sultan d'Oman Haitham ben Tariq assistent à une cérémonie de signature d'accords à l'Élysée, le 29 juin 2026 à Paris ( POOL / MEHDI FEDOUACH )

Le président Emmanuel Macron (d) et le sultan d'Oman Haitham ben Tariq assistent à une cérémonie de signature d'accords à l'Élysée, le 29 juin 2026 à Paris ( POOL / MEHDI FEDOUACH )

Le président français Emmanuel Macron et le sultan d'Oman Haïtham ben Tariq ont plaidé lundi pour une "navigation libre, sans conditions ni restrictions" dans le détroit d'Ormuz et convenu d'y mener des "opérations de déminage conjointes", selon une déclaration franco-omanaise publiée à l'issue de leurs entretiens à Paris.

"Les deux chefs d'État ont souligné l'importance de la réouverture du détroit d’Ormuz et ont réaffirmé leur attachement à une navigation libre, sans conditions ni restrictions, notamment le droit de passage en transit conformément au droit de la mer", souligne la déclaration, excluant de facto tout péage.

Ils sont "convenus de collaborer avec toutes les parties prenantes afin d'oeuvrer en faveur de la liberté de navigation à l'avenir et de conduire des opérations de déminage conjointes", est-il ajouté.

Ils se sont aussi "engagés à renforcer leur coopération en matière de renseignement et de surveillance maritimes ainsi que de préservation des routes commerciales".

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran réfléchit à l'imposition de "droits de redevance" dans le détroit, qui n'existaient pas avant la guerre, tandis que les Etats-Unis, tout comme les Européens, s'y opposent, arguant qu'il s'agit d'une "voie navigable internationale".

Le sultanat d'Oman, qui borde le détroit, tout comme l'Iran, a pour sa part finalement écarté des "frais de passage" après avoir évoqué des coûts pour la future gestion de l'étroite voie maritime, dans un communiqué commun avec l'Iran.

Ce passage large d'une trentaine de kilomètres entre l'Iran et Oman est ultrastratégique: 20% du commerce mondial d'hydrocarbures y transitait avant la guerre. Et son blocage, durant le conflit, a eu un lourd impact sur toute l'économie mondiale.

La France et le Royaume-Uni ont rassemblé une coalition de pays non belligérants prêts à mener une mission maritime de sécurisation et déminage d'Ormuz maintenant que les armes se sont tues.

Le président français a toutefois affirmé qu'il s'agissait d'une "proposition" qui dépendait "des accords passés entre l'Iran, les Etats-Unis d'Amérique, avec l'accord aussi d'Oman".

Le président américain Donald Trump n'a manifesté qu'un intérêt relatif en public pour cette mission, à l'exception des capacités de déminage dont disposent les Européens.

3 commentaires

  • 23:24

    Encore une hémorragie sous conjonctivale Monsieur le Président ? Ou un banal œil au beurre noir administré par madame ? Dans les deux cas, ça attire l'attention. Je me souviens la couverture d'un hebdomadaire avec François Hollande remontant les Champs-Elysées sous la pluie avec des lunettes noyées. Le sous-titre de la photo était : "Pourquoi il n'a rien vu venir". Il était en fin de mandat. Pour Macron, ce sera avec les lunettes bleues : Pourquoi il n'a rien vu ?


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