Manifestation devant le ministère de la Justice, place Vendôme à Paris, pour réclamer une loi contre les violences faites aux mineurs après le décès de la collégienne Lyhanna, le 29 juin 2026 ( AFP / Julie SEBADELHA )
Pour le quatrième lundi consécutif depuis la mort de la collégienne Lyhanna, la mobilisation s'est poursuivie en France à l’appel de la coalition féministe et enfantiste, pour réclamer une loi intégrale contre les violences sexuelles.
Plusieurs centaines de manifestants se sont retrouvés une nouvelle fois à Paris, place Vendôme devant le ministère de la Justice, et d'autres rassemblements étaient prévus devant plusieurs tribunaux dans le pays.
A Paris, une minute de silence a été observée autour de 20H00. Les manifestants ont aussi scandé des slogans comme “Darmanin, démission!”, “Etat criminel, institution criminelle !”,“Loi intégrale !”.
“Je viens tous les lundis et je continuerai”, a affirmé au micro une fille de 11 ans. “Je suis là pour soutenir les femmes et les enfants et dire au gouvernement qu’il doit nous protéger”, a-t-elle poursuivi.
Manifestation devant le ministère de la Justice, place Vendôme à Paris, pour réclamer une loi contre les violences faites aux mineurs après le décès de la collégienne Lyhanna, le 29 juin 2026 ( AFP / Julie SEBADELHA )
Depuis la mort de Lyhanna, collégienne de 11 ans dont le corps a été retrouvé dans le Gers le 4 juin, des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées partout en France pour demander une loi intégrale, assortie de moyens financiers conséquents.
"Cette mobilisation a conduit le Premier ministre (Sébastien Lecornu) à annoncer l'examen d'un texte à l'automne", se félicite le collectif, qui assure rester mobilisé "tout au long du parcours du texte".
La coalition féministe et enfantiste maintient son appel à une "grande marche citoyenne contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants dans le pays" samedi à Paris comme dans plusieurs villes de France.
Manifestation devant le ministère de la Justice, place Vendôme à Paris, pour réclamer une loi contre les violences faites aux mineurs après le décès de la collégienne Lyhanna, le 29 juin 2026 ( AFP / Julie SEBADELHA )
“On mène le combat comme une campagne électorale”, a indiqué place Vendôme Floriane Volt, directrice d'affaires publiques de la Fondation des femmes.
“La campagne présidentielle, elle commence là. On l’a déjà vu avec le scandale des violences sexistes et sexuelles dans le périscolaire devenues un enjeu aux municipales”, a-t-elle dit.
"On assiste à un vrai mouvement de colère et de demande dans toutes les strates de la société", a déclaré de son côté Aude Doumenge, responsable de plaidoyer de Face à l’inceste.

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