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Liban: au moins neuf morts dans des frappes israéliennes, le Hezbollah dit avoir visé Israël
information fournie par AFP 03/06/2026 à 19:13

Un avion de chasse israélien survole la région de Marjayoun, dans le sud du Liban, le 3 juin 2026 ( AFP / - )

Un avion de chasse israélien survole la région de Marjayoun, dans le sud du Liban, le 3 juin 2026 ( AFP / - )

Le Hezbollah libanais a dit mercredi avoir visé Israël, qui a menacé de frapper la banlieue sud de Beyrouth en cas d'attaque contre son territoire, et dont de nouveaux raids au Liban ont fait au moins neuf morts, dont deux secouristes et un soldat.

Dans le même temps, des diplomates libanais et israéliens sont réunis à Washington pour une nouvelle session de négociations, dont le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, a dit espérer qu'elle débouche sur un "plan d'action" sur la sécurité au Liban.

La formation pro-iranienne a indiqué avoir visé des militaires dans le nord d'Israël, dans sa première revendication de ce type depuis lundi soir.

Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, avait averti mardi que la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement chiite, serait frappée si ce dernier visait son territoire.

Il s'est prévalu d'un aval américain en ce sens, après que Donald Trump a d'abord dissuadé lundi le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, de frapper la banlieue sud, épargnée depuis avril.

M. Netanyahu a affirmé mercredi que le président américain partageait son objectif de "désarmer le Hezbollah et démilitariser le Liban".

Mercredi matin, une frappe a visé une voiture à Khaldé, à l'entrée sud de la capitale, sur l'autoroute côtière, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'Ani a aussi fait état de bombardements sans avertissement sur plus d'une trentaine de localités dans le sud, où l'armée israélienne a appelé à l'évacuation de sept villages.

- Pétitions pour Tyr et Nabatiyé -

L'armée libanaise - à l'écart du conflit, ouvert le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre Israël en soutien à l'Iran - a fait état de la mort d'un soldat tué par une frappe israélienne alors qu'il "circulait" dans le sud, et de deux militaires blessés par un drone israélien dans leur véhicule dans la même région.

Des soldats et des secouristes sur le site d'une frappe de drone israélienne visant une voiture sur l'autoroute côtière à Khaldé, à l'entrée sud de Beyrouth, le 3 juin 2026 au Liban ( AFP / FADEL itani )

Des soldats et des secouristes sur le site d'une frappe de drone israélienne visant une voiture sur l'autoroute côtière à Khaldé, à l'entrée sud de Beyrouth, le 3 juin 2026 au Liban ( AFP / FADEL itani )

Elle a dénoncé un ciblage israélien ""délibéré" de ses troupes et positions.

Dans la même région, une frappe israélienne a aussi visé "directement" une ambulance, tuant deux secouristes et blessant grièvement un troisième, a annoncé le ministère de la Santé, ce qui porte à au moins 130 le nombre de secouristes et personnels médicaux tués depuis le début de la guerre.

Quatre Syriens et deux Palestiniens ont également été tués près de Tyr, a indiqué le ministère.

La ville côtière millénaire est pilonnée depuis plusieurs jours et mardi, Israël a accusé des membres du Hezbollah de s'y cacher dans le quartier chrétien, jusque là épargné.

Selon un correspondant de l'AFP, des déplacés dormant dans leurs voitures ou des tentes dans cette zone considérée comme sûre ont fui vers d'autres secteurs. Le maire et un officier libanais se sont rendus dans le quartier chrétien pour tenter de rassurer les habitants.

Dans ce contexte, une récente pétition, obtenue par l'AFP, appelant à exclure toute présence armée à Tyr - où le Hezbollah est fortement implanté - autre que celle de l'armée libanaise, a recueilli plus de 180 signatures. Certains signataires ont été accusés sur les réseaux sociaux de faire le jeu d'Israël.

Une pétition similaire concernant Nabatiyé - autre ville méridionale à majorité chiite - pratiquement désertée du fait des bombardements israéliens, a également recueilli plus de 200 signatures.

- Pas de "cessez-le-feu partiel" -

Selon les autorités libanaises, le Hezbollah avait accepté lundi une proposition américaine prévoyant dans un premier temps qu'Israël s'abstienne de frapper la banlieue en échange de l'engagement du mouvement à arrêter ses attaques sur Israël.

Photo prise dans la région de Marjayoun, dans le sud du Liban, montrant la fumée d'une frappe israélienne sur le village de Kfar Tebnit, le 3 juin 2026 ( AFP / - )

Photo prise dans la région de Marjayoun, dans le sud du Liban, montrant la fumée d'une frappe israélienne sur le village de Kfar Tebnit, le 3 juin 2026 ( AFP / - )

Mais un haut responsable de la formation a indiqué mardi à l'AFP que son groupe n'acceptera pas un "cessez-le-feu partiel".

Téhéran exige que tout accord avec Washington pour mettre un terme à la guerre régionale déclenchée le 28 février inclue la fin des hostilités sur le front libanais, où une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril n'a jamais fait taire les armes.

Les frappes israéliennes ont tué 3.516 personnes depuis le 2 mars, dont 48 au moins neuf morts de plus par rapport à la veille, et en ont déplacé plus d'un million, selon les autorités. Côté israélien, 26 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.

lg/sno/at/cab

1 commentaire

  • 19:29

    Ici c est la censure !!


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