Les pays de l'Union européenne (UE) ont approuvé mercredi des mesures visant à renforcer les restrictions tarifaires sur le futur marché européen du carbone, ont déclaré deux diplomates européens à Reuters.
Selon les diplomates, les ambassadeurs des pays de l'UE ont approuvé ces mesures, proposées l'année dernière par la Commission européenne, lors d'une réunion à huis clos mercredi.
Les mesures ont été prises en réponse aux inquiétudes de certains gouvernements qui craignent que cette politique n'entraîne une augmentation des factures de carburant.
Les modifications apportées au système d'échange de quotas d'émission, connu sous le nom de SEQE-UE 2 (ETS 2 en anglais), doivent encore être négociées et approuvées par les pays de l'UE et le Parlement européen. Certains pays s'inquiètent déjà des retards qui pourraient compromettre les mesures politiques en matière de changement climatique.
Le Parlement est encore en train de finaliser sa position, après quoi les négociations pourront commencer.
LANCEMENT RETARDÉ
Le SEQE-UE 2 imposera une taxe sur les émissions de carbone provenant des combustibles utilisés pour le chauffage et les transports à partir de 2028, et consacrera les recettes collectées à aider les ménages et les entreprises à investir dans des voitures électriques et des rénovations énergétiques.
Ce programme a fait l'objet d'une opposition politique croissante de la part de gouvernements tels que la Slovaquie et la République tchèque, qui craignent que le SEQE-UE 2 n'entraîne une augmentation des coûts énergétiques pour les consommateurs et souhaitent que son lancement soit encore retardé.
L'UE a déjà reporté son lancement d'un an, à 2028.
Les changements soutenus mercredi par les pays visent à modérer les prix de le SEQE-UE 2 en mettant sur le marché davantage de quotas d'émission de carbone si le prix du carbone atteint 45 euros par tonne métrique de CO2, ce qui pourrait ajouter jusqu'à 80 millions de quotas sur le marché chaque année.
Un groupe de cinq autres gouvernements, dont la Suède et les Pays-Bas, s'est opposé mardi à un nouveau report du système, estimant que cela compromettrait les efforts européens en matière de lutte contre le changement climatique et créerait de l'incertitude pour les investisseurs.
(Rédigé par Kate Abnett ; version française Etienne Breban, édité par Kate Entringer)

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