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ArcelorMittal: le débat sur la nationalisation relancé au Sénat pour faire "pression" sur le gouvernement
information fournie par Boursorama avec AFP 18/02/2026 à 15:01

( AFP / SAMEER AL-DOUMY )

( AFP / SAMEER AL-DOUMY )

Des parlementaires communistes et des représentants syndicaux ont appelé mercredi à faire "pression" sur le gouvernement pour qu'il envisage la nationalisation d'ArcelorMittal, objet d'une proposition de loi adoptée à l'Assemblée nationale et examinée le 25 février au Sénat, qui devrait la rejeter.

"Il faut permettre à cette loi de prospérer au Parlement (…) permettre aux salariés de mettre la pression sur le gouvernement et les groupes politiques", a lancé lors d'une conférence de presse Cécile Cukierman, la présidente du groupe communiste du Sénat.

Elle s'exprimait notamment aux côtés de son homologue de l'Assemblée nationale, Stéphane Peu, de la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, et de représentants syndicaux dont un salarié du site de Dunkerque.

Adoptée in extremis à l'Assemblée nationale fin novembre à l'initiative de La France insoumise, la proposition de loi de nationalisation du géant sidérurgique a été inscrite à l'ordre du jour du Sénat par les communistes dans leur espace réservé le 25 février.

La chambre haute, nettement dominée par la droite, va sans nul doute rejeter le texte, comme lors d'une première tentative infructueuse des communistes fin octobre.

Mais cela permettra au processus parlementaire de se poursuivre: Stéphane Peu a d'ores et déjà annoncé que son groupe (GDR) réinscrira le texte lors de son espace réservé le 11 juin à l'Assemblée, même si le Sénat le rejetais.

"On sera opiniâtres et on ne lâchera rien", a-t-il assuré.

"C'est un enjeu de souveraineté nationale qui doit dépasser les clivages partisans", a affirmé Sophie Binet. "Si on ne nationalise pas Arcelor, Arcelor va partir et la filière acier va s'effondrer."

Des salariés d'ArcelorMittal se mobiliseront le 25 février aux abords du Sénat pour encourager les sénateurs à soutenir le texte.

L'entreprise, qui a enregistré un bénéfice net de plus de 3 milliards de dollars en 2025, multiplié par 2,5 sur un an, est engagée dans un processus de délocalisation des fonctions support, entraînant 600 suppressions de postes en France.

Sa direction Europe envisage aussi une nouvelle phase de délocalisation vers l'Inde de ses fonctions support, concernant potentiellement "plus de 5.600 salariés" en Europe, "dont 1.650 pour la France", selon son comité d'entreprise européen.

En parallèle, le géant de l'acier a confirmé début février, en présence du président de la République, Emmanuel Macron, la construction à Dunkerque de son plus gros four électrique d'Europe, un investissement chiffré à 1,3 milliard d'euros.

1 commentaire

  • 15:21

    Toujours ces vieux phantasmes....une nationalisation permettrait-elle une production rentable de l'acier ? Dans le cas contraire la production ne trouvera pas preneur et serait un handicap supplémentaire pour les clients français. Et encore il faudrait pouvoir leur imposer d'acheter cet acier.


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