Aller au contenu principal
Fermer

Les opposants à la future loi fin de vie manifestent à Paris
information fournie par AFP 18/01/2026 à 15:11

Manifestation d'opposants à la future loi fin de vie lors d'une "marche pour la vie" organisée chaque année par des militants s'inscrivant dans les rangs catholiques conservateurs, le 18 janvier 2026 à Paris  ( AFP / Martin LELIEVRE )

Manifestation d'opposants à la future loi fin de vie lors d'une "marche pour la vie" organisée chaque année par des militants s'inscrivant dans les rangs catholiques conservateurs, le 18 janvier 2026 à Paris ( AFP / Martin LELIEVRE )

Plusieurs milliers d'opposants à la future loi fin de vie, dont l'examen reprend mardi au Sénat, se sont retrouvés dimanche à Paris dans le cadre de la "marche pour la vie" pour "porter le message que la vie vaut d'être vécue".

Cette manifestation, organisée chaque année par des militants s'inscrivant dans les rangs catholiques conservateurs, a débuté à 14H00 place Vauban à Paris.

Selon ses organisateurs, elle devait rassembler quelque 10.000 personnes.

"Le projet de loi sur la fin de vie est un basculement civilisationnel", a déclaré à l'AFP Marie-Lys Pellissier, porte-parole de la "marche pour la vie".

Manifestation d'opposants à la future loi fin de vie lors d'une "marche pour la vie" organisée chaque année par des militants s'inscrivant dans les rangs catholiques conservateurs, le 18 janvier 2026 à Paris  ( AFP / Martin LELIEVRE )

Manifestation d'opposants à la future loi fin de vie lors d'une "marche pour la vie" organisée chaque année par des militants s'inscrivant dans les rangs catholiques conservateurs, le 18 janvier 2026 à Paris ( AFP / Martin LELIEVRE )

"Le médecin est là pour soigner, pour soulager le malade, non pour lui donner la mort. Nous voulons que les plus fragiles soient respectés dans leur dignité humaine et accompagnés jusqu'à leur mort naturelle avec des soins palliatifs. L'euthanasie va tuer les soins palliatifs", a-t-elle poursuivi.

"Ce projet de loi est un dévoiement de la mission du corps médical, qui est de protéger la vie. L'histoire l'a montré, là où la vie cesse d'être inviolable, l'homme perd sa liberté", a aussi lancé sur le podium Mgr Dominique Rey, évêque émérite de Fréjus-Toulon, avant le début de la marche.

Repoussés en raison de l'instabilité politique, les débats sur la fin de vie ont repris en commission mercredi au Sénat. Le texte doit désormais être examiné à partir de mardi dans l'hémicycle avant un vote solennel prévu le 28 janvier.

L'Assemblée nationale devrait s'en saisir de nouveau en février.

Manifestation d'opposants à la future loi fin de vie lors d'une "marche pour la vie" organisée chaque année par des militants s'inscrivant dans les rangs catholiques conservateurs, le 18 janvier 2026 à Paris  ( AFP / Martin LELIEVRE )

Manifestation d'opposants à la future loi fin de vie lors d'une "marche pour la vie" organisée chaque année par des militants s'inscrivant dans les rangs catholiques conservateurs, le 18 janvier 2026 à Paris ( AFP / Martin LELIEVRE )

Deux propositions de loi sont examinées en parallèle, une première plutôt consensuelle sur les soins palliatifs, et une autre, nettement plus sensible, sur la création d'une aide à mourir.

"On espère que la majorité sénatoriale s'opposera à la mort administrée", a déclaré à l'AFP il y a quelques jours le président de la "marche pour la vie", Guillaume de Thieulloy.

Car "si l'euthanasie est légalisée, c'est la mort des soins palliatifs", a-t-il estimé, appelant les parlementaires à instaurer des "garde-fous" en matière notamment de délais de réflexion et de clause de conscience.

"Je suis là pour montrer qu'il y a des jeunes qui défendent la vie, que la vie n'appartient à personne", a expliqué dimanche à l'AFP Marie, 17 ans, en école d'infirmière, sans vouloir donner son nom de famille.

Mgr Dominique Rey, évêque émérite de Fréjus-Toulon, s'exprime lors d'une manifestation d'opposants à la future loi fin de vie, le 18 janvier 2026 à Paris  ( AFP / Martin LELIEVRE )

Mgr Dominique Rey, évêque émérite de Fréjus-Toulon, s'exprime lors d'une manifestation d'opposants à la future loi fin de vie, le 18 janvier 2026 à Paris ( AFP / Martin LELIEVRE )

"Tous les Français devraient se mobiliser contre ce projet de loi ignoble, qui derrière une prétendue compassion, consiste tout simplement à faire mourir des gens par injection létale", a de son côté estimé Jean-François De Wilde, 75 ans, qui vient chaque année de Normandie pour la marche. "C'est un retour en arrière de la civilisation. Après avoir été le seul pays au monde à constitutionnaliser l'IVG, le gouvernement s'attaque à l'autre bout de la vie".

Parmi les autres mots d'ordre de la manifestation de dimanche, figurent le développement d'un "grand plan soins palliatifs", la défense de l’objection de conscience des personnels de santé ou encore "encourager l'accouchement sous X".

L'an dernier, la "marche pour la vie" avait été placée sous le signe de l'opposition à l'avortement 50 ans après la loi Veil. Elle avait rassemblé 4.300 personnes, selon la préfecture de police, 15.000 participants selon les organisateurs.

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • France's Prime Minister Sebastien Lecornu looks on during the debates on the two motions of no confidence tabled by the Parliament groups Rassemblement National (RN) and La France Insoumise - Nouveau Front Populaire (LFI), regarding the EU-Mercosur agreement at the National Assembly, France's lower house parliament, in Paris on January 14, 2026. ( AFP / Alain JOCARD )
    information fournie par AFP 18.01.2026 16:51 

    Proche d'obtenir un accord de non-censure avec les socialistes sur le budget, Sébastien Lecornu doit désormais choisir l'outil constitutionnel à activer pour le mettre en place, entre l'article 49.3, qu'il avait promis d'éviter, et l'ordonnance budgétaire, procédure ... Lire la suite

  • Le président américain Donald Trump, le 16 janvier 2026 à Palm Beach, en Floride  ( AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS )
    information fournie par AFP 18.01.2026 16:25 

    Les huit pays européens menacés de surtaxes douanières par Donald Trump, en raison de leur opposition à ses velléités de s'emparer du Groenland, ont répliqué dimanche en assurant qu'ils resteraient "unis", avant une réunion des ambassadeurs de l'Union européenne ... Lire la suite

  • Des touristes bloquée devant le musée du Louvre, fermé en raison d'une grève, le 12 janvier 2026 à Paris ( AFP / Martin LELIEVRE )
    information fournie par AFP 18.01.2026 16:20 

    Lundi, comme plusieurs fois depuis un mois, une même interrogation planera aux abords du Louvre : le musée ouvrira-t-il ses portes ? La question sera de nouveau tranchée en assemblée générale par les personnels engagés dans une grève longue et nourrie de "doléances". ... Lire la suite

  • A Paris, des manifestants scandent le nom du fils de l'ancien chah d'Iran
    information fournie par AFP Video 18.01.2026 15:41 

    Des soutiens de Reza Pahlavi, fils de l'ancien chah d'Iran qui vit aux Etats-Unis, manifestent à Paris, alors que plusieurs milliers de personnes ont déjà défilé la veille en France à l’appel de différents collectifs pour afficher leur solidarité avec le mouvement ... Lire la suite

Pages les plus populaires