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Les États-Unis retirent leur bombardiers de la base britannique visée par un projet d'attaque présumé
information fournie par Reuters 05/10/2026 à 14:50

Un bombardier B-1 décolle de la base aérienne de la RAF à Fairford

Un bombardier B-1 décolle de la base aérienne de la RAF à Fairford

Les États-Unis ont ‌retiré leurs bombardiers B-1 de la base aérienne britannique de Fairford, dans l'ouest ​de la grande-Bretagne, qui aurait été la cible d'un projet d'attaque terroriste dans lequel Premier ministre britannique Andy Burnham n'a pas exclu la main de l'Iran.

Située ​à environ 145 kilomètres à l'ouest de Londres, la base de Fairford a été utilisée ces derniers ​mois par des bombardiers de l'armée américaine ⁠pour attaquer l'Iran.

Le Pentagone a précisé que tous les bombardiers déployés à ‌Fairford avaient regagné leurs bases aux États-Unis, tout en affirmant que la flotte de bombardiers restait prête à mener des frappes ​de précision "partout et à ‌tout moment".

Cinq hommes âgés d'une vingtaine d'années et qui ⁠résident à Londres ont été interpellés il y a une semaine près de la base de Fairford, dans l'ouest du pays. Suspectés de préparer une attaque, ⁠ils ont été interrogés ‌le lendemain par la police britannique puis libérés sous caution.

L'Iran ⁠avait nié toute implication et son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, ‌avait qualifié les accusations de "sans fondement".

Fin juillet, les Gardiens de la ⁠révolution iraniens avaient qualifié cette base de cible légitime.

Une source ⁠militaire de l'Otan ‌a déclaré lundi que l'Iran faisait toujours peser "une menace aiguë" pour les installations ​américaines au Royaume-Uni.

Selon Christoph Bergs, analyste au ‌Royal United Services Institute, le redéploiement des bombardiers réduira temporairement la capacité américaine à lancer rapidement ​des opérations contre l'Iran.

Un haut responsable militaire de l'Otan a assuré que ce retrait des avions américains n'aurait pas d'impact sur l’Alliance.

"La capacité défensive ⁠de l'Otan à faire face à toute agression reste inchangée et inégalée, grâce à l’unité, à la force et aux capacités combinées de 32 nations."

Lundi, le ministère britannique de la Défense a refusé de commenter les mouvements des avions américains.

(Reportage Svea Herbst-Bayliss, Sarah Young et Sabine Siebold, version française Elena Smirnova, édité ​par Benoit Van Overstraeten)

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