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Législatives 2024 : se désister pour faire barage au RN ? La majorité et les Insoumis restent flous
information fournie par Boursorama avec Media Services 25/06/2024 à 17:58

Plusieurs responsables de gauche et quelques macronistes ont signé une tribune appelant à nouer un accord de désistement entre "toutes les forces démocratiques".

( AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT )

( AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT )

Faut-il se désister en cas de triangulaire pour faire perdre le candidat du RN ? À cinq jour du premier tour des élections législatives anticipées, la question n'est pas encore tranchée pour tout le monde. Si plusieurs responsables de gauche et de rares macronistes appellent mardi 25 juin à nouer un accord de désistement entre "toutes les forces démocratiques", majorité présidentielle, Insoumis et communistes se refusent pour le moment à donner des instructions pour le second tour.

Cet accord "devrait être affiché clairement dès maintenant, sans attendre le 30 juin (date du 1er tour, NDLR), par les responsables de toutes les forces démocratiques, qu'elles appartiennent au Nouveau Front populaire, à la majorité sortante ou à la droite républicaine ", estiment dans une tribune au journal Le Monde les signataires, parmi lesquels Olivier Faure, le patron du PS, Marine Tondelier, cheffe des Écologistes, mais aussi Clément Beaune et Agnès Pannier-Runacher, ancien et actuelle ministres d'Emmanuel Macron.

À l'origine du texte, le journaliste Guillaume Duval, proche de l'ex-candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot, et Thierry Pech, directeur général du groupe de réflexion Terra Nova.

Dans l'immédiat, le camp macroniste, les Insoumis et Les Républicains (LR) se sont refusés à donner une consigne générale de désistement de leurs candidats si ces derniers sont les moins bien placés dans des triangulaires comprenant un candidat RN lors du second tour le 7 juillet.

Sur des documents de campagne, Ensemble, la coalition macroniste, renvoie dos à dos l'extrême droite et la gauche: "Ni RN ni Nupes, un seul vote utile" , peut-on lire. La semaine dernière, le président du MoDem, François Bayrou, avait balayé la question sur Sud Radio , refusant au moins à ce stade de choisir entre "la peste et le choléra".

"Pas de parallélisme"

Joint par l'AFP, Guillaume Duval explique vouloir "contrer ce ni-ni", un discours "suicidaire et très grave pour l'avenir du pays". "Il n'y a pas de parallélisme entre le Nouveau Front populaire et le RN en termes de danger" , estime-t-il. Un discours porté ces derniers jours par des figures aussi diverses que les anciens Premiers ministres de gauche Lionel Jospin et de droite Dominique de Villepin, ou mardi par l'ancien ministre socialiste et directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn.

Interviewé sur Public Sénat , le sénateur PS Patrick Kanner insiste. "On annonce une centaine de triangulaires, il y aura besoin de désistements pour faire barrage au RN" , a-t-il dit. Espérant que le parti macroniste Renaissance se positionne, il attend aussi "des clarifications" de la France insoumise.

Si plusieurs insoumis ont été contactés pour signer la tribune, aucun n'a souhaité le faire , selon Guillaume Duval. "Nous verrons au cas par cas", a répondu mardi la députée européenne Manon Aubry, interrogée sur Sud Radio . Les communistes n'ont pas signé non plus, attendant le deuxième tour pour faire connaître leur ligne. "Nous ferons comme nous avons toujours fait. Parce que nous avons des principes. A fortiori quand la menace est plus grande que jamais. Quid des macronistes ?", a répondu lundi le sénateur PCF Ian Brossat à des journalistes.

Du côté de la macronie, les choses pourraient se décanter après le premier tour. "En cas de duel RN-LFI, je vote blanc. Si c'est un PS ou un écolo, j'appelle au désistement", confie un ténor de la majorité. Le même concède cependant que les remontées du terrain peuvent être différentes. "Hier (lundi), j'ai réuni soixante maires, et ils étaient ultra-majoritaires à dire qu'ils se désisteraient automatiquement même avec LFI".

Les responsables du camp présidentiel, qui aspirent à former une coalition allant de LR aux sociaux-démocrates en cas de victoire du RN, pourraient dans leur majorité appeler à faire barrage à l'extrême droite lorsqu'un candidat de cet espace politique est en lice.

À droite, difficile d'entendre une voix appelant à faire barrage contre l'extrême droite. Au-delà du cas d'Eric Ciotti, qui a choisi de faire alliance avec le RN dès le premier tour, plusieurs responsables ont affiché leur priorité de faire barrage à la gauche, en votant RN au second tour contre le NFP. C'est notamment le cas de l'eurodéputé François-Xavier Bellamy.

11 commentaires

  • 26 juin 08:55

    Meluch; Atatl; et Bardella Mikron & Co sont tous frères en loges du G.O. .


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