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Trump presse l'Iran de conclure un accord sous peine d'une attaque "bien pire"
information fournie par Reuters 28/01/2026 à 16:05

Le président américain Donald Trump arrive sur la pelouse sud de la Maison Blanche à Washington

Le président américain Donald Trump arrive sur la pelouse sud de la Maison Blanche à Washington

Donald Trump a pressé mercredi l'Iran de conclure un accord avec les Etats-Unis sur ses activités nucléaires sous peine d'une attaque contre le pays "bien pire" que les frappes américaines de ‍juin dernier, ce à quoi Téhéran a promis de riposter "comme jamais" auparavant si cette menace devait se matérialiser.

"J'espère que l'Iran acceptera rapidement de négocier un accord juste et équitable – PAS D'ARMES NUCLÉAIRES – qui soit bénéfique pour toutes les parties. Le temps presse, c'est ‌vraiment essentiel", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Donald Trump, qui, lors de son premier mandat à la Maison blanche, a retiré les Etats-Unis de l'accord nucléaire conclu avec Téhéran en 2015, a fait remarquer que ​son dernier avertissement avait été suivi d'une frappe militaire en juin 2025.

"La prochaine attaque sera bien pire ! Ne laissez ⁠pas cela se reproduire", a-t-il ajouté mercredi, réaffirmant qu'une nouvelle "armada" américaine était en route vers le Moyen-Orient.

La mission de l'Iran auprès des Nations unies a répondu sur le même ton.

"La dernière fois que les ⁠Etats-Unis se sont lancés dans des guerres en ‍Afghanistan et en Irak, ils ont gaspillé plus de 7.000 milliards de dollars et perdu ⁠plus de 7.000 vies américaines", a-t-elle écrit dans une publication sur X citant la déclaration de Donald Trump.

"L'Iran est prêt au dialogue basé sur le respect mutuel et les intérêts réciproques - MAIS S'IL EST PROVOQUÉ, IL SE DÉFENDRA ET RÉPLIQUERA COMME JAMAIS !"

Le président ​américain avait déjà déclaré mardi qu'il espérait la conclusion d'un "accord" entre l'Iran et les Etats-Unis, après avoir mis en garde à plusieurs reprises contre une intervention militaire américaine face à la répression sanglante des manifestations qui ont ébranlé le régime islamique fin ⁠décembre et dans les premières semaines de janvier.

Donald Trump, qui n'a pour l'heure mis aucune de ses menaces à ​exécution, a toutefois envoyé le porte-avions Lincoln et son escorte dans le Golfe arabo-persique.

"MAGNIFIQUE ARMADA"

"Une ​autre magnifique armada vogue merveilleusement ​vers l'Iran en ce moment", a affirmé mardi Donald Trump. "J'espère qu'ils concluront un accord."

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, ​a réagi mercredi en déclarant que Téhéran n'avait pas demandé à ⁠négocier avec les Etats-Unis.

"Notre position est claire : les négociations ne se font pas sous la menace et les discussions ne pourront avoir lieu que lorsqu'il n'y aura plus de menaces ni d'exigences excessives", a-t-il déclaré aux médias d'Etat iraniens.

"Je n'ai eu aucun contact avec [l'émissaire du président américain Steve] Witkoff dans les jours récents et nous n'avons formulé aucune requête en vue de négociations", a ajouté Abbas Araqchi, ‌précisant toutefois que divers intermédiaires tenaient des "consultations" et étaient en contact avec la République islamique.

Selon une source au ministère turc des Affaires étrangères, Abbas Araqchi et son homologue turc Hakan Fidan se sont entretenus mercredi, lors d'un appel téléphonique, au sujet des démarches visant à réduire les tensions régionales. Membre de l'Otan, la Turquie partage une frontière avec l'Iran et s'est opposée à toute action militaire contre son voisin.

(Reportage Doina Chiacu, Michelle Nichols et Susan Heavey, version française Camille Raynaud, Jean-Stéphane Brosse et Benjamin Mallet, ‌édité par Blandine Hénault et Kate Entringer)

5 commentaires

  • 15:38

    Bistubu : vous étiez là bas pour pouvoir savoir ?


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