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Le roi Charles choisit la France pour sa première visite d'Etat
information fournie par Reuters 03/03/2023 à 16:31

Le roi Charles de Grande-Bretagne visite le musée Leighton House, dans l'ouest de Londres

Le roi Charles de Grande-Bretagne visite le musée Leighton House, dans l'ouest de Londres

par Michel Rose

PARIS (Reuters) - Le roi Charles se rendra en France du 26 au 29 mars pour sa première visite d'État en tant que souverain du Royaume-Uni, a annoncé vendredi l'Elysée, signe supplémentaire du réchauffement des relations entre Paris et Londres après des années de brouille autour du Brexit.

Charles III poursuivra sa visite d'Etat en Allemagne les 30 et 31 mars, à Berlin, où il s'adressera notamment au Bundestag, puis à Hambourg, a déclaré le palais de Buckingham.

La visite du roi d'Angleterre en France, qui comprend un dîner d'État avec Charles III et la reine consort Camilla au château de Versailles, est un coup diplomatique pour le président français Emmanuel Macron, qui cherche à relancer les relations avec l'allié britannique.

"Cette visite d'Etat, la première du souverain avant son couronnement, constitue un honneur fait à la France et illustre la profondeur des liens historiques qui unissent nos deux pays", a déclaré l'Élysée dans un communiqué à Reuters, citant également la collaboration passée entre les deux hommes "pour la protection de la biodiversité et la lutte contre le réchauffement climatique".

Une cérémonie à l'Arc de Triomphe le lundi 27 mars ainsi qu'un entretien au palais de l'Elysée sont aussi prévus, selon la présidence française. Le couple royal se rendra aussi dans la région de Bordeaux pour visiter un vignoble biologique et observer les dégâts causés par les feux de forêt l'an dernier.

La visite de Charles III suivra de près celle de son Premier ministre Rishi Sunak, qui doit rencontrer Emmanuel Macron à Paris le 10 mars dans le cadre du premier sommet franco-britannique depuis 2018.

Les tensions et surenchères verbales entre Paris et Londres lors des pourparlers sur la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne, devenue officielle en février 2020, avaient atteint des sommets sous l'ancien Premier ministre Boris Johnson, dont les frasques amusaient peu l'Elysée.

Par ailleurs, le rôle trouble de la Grande-Bretagne dans la négociation du partenariat de sécurité et de défense AUKUS entre les États-Unis et l'Australie, qui a torpillé une commande de sous-marins français de plusieurs milliards d'euros négociée avec Canberra, a achevé de brouiller les relations entre Londres et Paris.

Interrogée l'année dernière afin de savoir si Emmanuel Macron était un ami ou un ennemi, l'ancienne Première ministre britannique Liz Truss avait répondu : "Le jury est toujours en train de délibérer".

La France a cependant tout fait pour maintenir la Grande-Bretagne dans l'orbite européenne après le Brexit. Emmanuel Macron s'est notamment efforcé d'inclure la Grande-Bretagne dans le lancement de son initiative de Communauté politique européenne à Prague en octobre dernier, au cours duquel Liz Truss a finalement tranché : "C'est un ami".

L'hommage élogieux du président français à Elizabeth II après la mort de la reine en septembre dernier a été particulièrement apprécié par les Britanniques et Charles III, ont confié à Reuters des sources britanniques. Ce qui a permis de persuader Buckingham de faire d'Emmanuel Macron le premier dirigeant étranger à accueillir le roi d'Angleterre.

(Reportage Michel Rose; Version française Kate Entringer)

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