Aller au contenu principal
Fermer

Le procès des sondages de l'Elysée s'ouvre dans l'ombre de Nicolas Sarkozy
information fournie par Reuters 18/10/2021 à 11:16

LE PROCÈS DES SONDAGES DE L'ELYSÉE S'OUVRE DANS L'OMBRE DE NICOLAS SARKOZY

LE PROCÈS DES SONDAGES DE L'ELYSÉE S'OUVRE DANS L'OMBRE DE NICOLAS SARKOZY

PARIS (Reuters) - Le procès des "sondages de l'Elysée", des enquêtes d'opinion attribuées sans appel d'offres sous la présidence de Nicolas Sarkozy de 2007 à 2012, s'ouvre ce lundi à Paris sans l'ancien chef de l'Etat, qui n'est pas directement mis en cause dans cette affaire, mais en présence de plusieurs de ses proches.

Cinq personnes, dont l'ancien secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, et l'ancien conseiller stratégique de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, artisan de la "droitisation" de sa campagne, vont devoir répondre devant la justice des conditions d'attribution de ces marchés publics qui ont coûté plus de sept millions d'euros à l'Etat - et donc aux contribuables.

L'Elysée avait notamment commandé 264 enquêtes d'opinion entre juin 2007 et juillet 2009, dont certaines n'avaient pas grand-chose à voir avec la conduite de l'Etat, comme celle visant à connaître l'avis des Français sur le couple formé par Nicolas Sarkozy avec la chanteuse Carla Bruni.

Le procès est l'aboutissement d'une longue bataille procédurale depuis la première plainte contre X déposée par l'association anticorruption Anticor en 2010, la cour de cassation ayant finalement statué que l'irresponsabilité pénale dont bénéficiait le président de la République ne s'appliquait pas à son cabinet.

C'est à ce titre qu'à côté de Claude Guéant, l'ex-directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, et l'ancien conseiller opinion de l'Elysée, Julien Vaulpré, sont poursuivis pour "favoritisme" et "détournement de fonds publics par négligence".

Ces proches de l'ancien chef de l'Etat vont devoir répondre aux juges du tribunal correctionnel de Paris de l'attribution de gré à gré - contrairement à ce que prévoit la loi - de contrats d'enquête d'opinion qui ont surtout bénéficié à Publifact, le cabinet de Patrick Buisson, et à Giacometti Péron et associés, celui de l'ancien directeur d'Ipsos Pierre Giacometti.

Au terme du procès, qui doit s'achever le 12 novembre, les prévenus risqueront de lourdes peines: deux ans de prison pour Claude Guéant, Emmanuelle Mignon et Julien Vaulpré, cinq ans pour Pierre Giacometti et sept ans pour Patrick Buisson, assorties dans le cas des deux sondeurs de 375.000 euros d'amende.

Les instituts de sondage impliqués dans cette affaire, ceux de Patrick Buisson et Pierre Giacometti mais aussi Ipsos, jugé pour "recel de favoritisme", encourent de leur côté des amendes allant jusqu'à 1,875 million d'euros.

(Reportage Tangi Salaün, édité par Blandine Hénault)

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Affiches des candidats à la mairie de Paris sur les panneaux électoraux pour les prochaines élections municipales à Paris
    information fournie par Reuters 15.03.2026 07:03 

    Près de 49 millions de Français sont appelés aux urnes ce dimanche pour le premier tour des élections municipales, un scrutin ‌ouvert qui permettra aux formations politiques, dont le Rassemblement national, de mesurer leur ancrage et leur dynamique électorale en ... Lire la suite

  • Championnat des Six Nations - France contre Angleterre
    information fournie par Reuters 15.03.2026 06:53 

    Le XV de France poursuit sa route cahoteuse vers la ‌Coupe du monde 2027, dans un et demi, obtenant samedi un troisième titre sur les cinq dernières éditions du Tournoi des Six Nations mais également de ​nombreuses interrogations nées d'une compétition qui a failli ... Lire la suite

  • Unité d'artillerie israélienne, déployée au nord d'Israël, faisant feu vers le sud du Liban le 14 mars 2026 ( AFP / Jalaa MAREY )
    information fournie par AFP 15.03.2026 06:37 

    Voici les derniers événements liés à la guerre au Moyen-Orient, entrée dimanche dans son 16e jour: . Les Gardiens de la Révolution jurent de tuer Netanyahu Les Gardiens de la Révolution ont juré dimanche de "traquer et tuer" le Premier ministre israélien Benjamin ... Lire la suite

  • Le secrétaire général du Parti communiste vietnamien, To Lam, dépose son bulletin dans un bureau de vote à Hanoï, le 15 mars 2026 ( AFP / -STR )
    information fournie par AFP 15.03.2026 05:44 

    Les Vietnamiens élisent dimanche les membres de leur Assemblée nationale, mais avec détachement, car la plus haute instance législative du pays sert surtout de chambre d'enregistrement aux décisions du parti communiste au pouvoir. Dans les rues de Hanoï, la capitale, ... Lire la suite

Pages les plus populaires