(Acualisé avec trêve pakistanaise, contexte)
Le Pakistan a annoncé mercredi suspendre temporairement ses opérations militaires en Afghanistan, peu après que la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan (Manua) a estimé à 143 le nombre de personnes tuées lundi soir dans le bombardement par Islamabad d'un centre de désintoxication à Kaboul.
Les talibanau pouvoir en Afghanistan avaient fait état d'un bilan de plus de 400 morts et 265 blessés après la frappe aérienne pakistanaise, qui a touché l'hôpital Omid.
Le Pakistan a démenti avoir ciblé l'établissement de 2.000 lits pour toxicomanes, affirmant avoir "visé avec précision des installations militaires et des infrastructures de soutien au terrorisme".
Ce bombardement intervient alors que les deux pays voisins, jadis alliés, sont depuis le mois dernier en "guerre ouverte".
Mercredi, le Pakistan, par la voix de son ministre de l'Information Attaullah Tarar, a toutefois annoncé suspendre temporairement ses opérations militaires contre l'Afghanistan.
La veille, le porte-parole du Premier ministre pakistanais avait qualifié de "mensonges constants" les affirmations afghanes concernant la frappe sur l'hôpital Omid, ajoutant que les "opérations de contre-terrorisme" pakistanaises en Afghanistan se poursuivraient aussi longtemps que nécessaire.
Islamabad accuse les taliban au pouvoir à Kaboul de laisser l'Afghanistan servir de sanctuaire aux combattants du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) et du groupe Etat islamique (EI) pour lancer des attaques contre le Pakistan, ce que démentent les taliban. Ces derniers jugent que la lutte des autorités pakistanaises contre les groupes armés relève d'un problème interne au Pakistan.
(Ariba Shahid, Jean-Stéphane Brosse et Etienne Breban pour la version française, édité par Sophie Louet)

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