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Le Niger, ultime pivot du dispositif antijihadiste français au Sahel
information fournie par Boursorama avec Media Services 27/07/2023 à 12:54

Le pays est secoué par une tentative de coup d'Etat, tandis que son président Mohamed Bezoum est séquestré à Niamey par des militaires qui affirment l'avoir renversé.

Un drone Reaper à la base aérienne française de Niamey, le 15 mai 2023 ( AFP / ALAIN JOCARD )

Un drone Reaper à la base aérienne française de Niamey, le 15 mai 2023 ( AFP / ALAIN JOCARD )

Avec 1.500 militaires sur place, le Niger constitue le pivot du dispositif antijihadiste français au Sahel depuis le départ contraint des militaires tricolores du Mali à l'été 2022.

Restructuration post-Barkhane

Sous la pression d'une junte malienne hostile qui a fait appel aux mercenaires russes de Wagner - quoiqu'elle s'en défende -, la France a quitté le pays où elle traquait les groupes armés depuis neuf ans pour installer le gros de ses forces au Niger voisin.

Les forces spéciales françaises stationnées au Burkina Faso ont également dû en partir du l'an dernier. Le régime, issu d'un coup d'Etat en septembre 2022, a lui aussi exigé le retrait des militaires tricolores de son territoire.

Cette réorganisation, qui a signé la fin de l'opération Barkhane, s'est accompagnée d'une nette décrue des effectifs militaires français au Sahel, passés d'environ 4.500 à 2.500, dont 1.500 au Niger et 1.000 au Tchad.

Alors qu'auparavant le Niger servait essentiellement de base de transit pour les opérations au Mali, le pays accueille désormais le coeur du dispositif militaire français, sur la base aérienne projetée (BAP) de Niamey, où sont déployés en permanence cinq drones Reaper et au moins trois avions de chasse Mirage.

Les Français y ont renforcé leur présence et détaché des centaines d'hommes dans le sud-ouest du pays, notamment à Ouallam et Ayorou, près de la frontière malienne, où ils mènent des opérations antijihadistes main dans la main avec les forces armées nigériennes (FAN), sous l'autorité des FAN.

Pour moins prêter le flanc aux critiques contre la présence militaire en Afrique de l'ex-puissance coloniale, le président Emmanuel Macron a ordonné une action collant strictement aux demandes spécifiques des Nigériens.

Les armées françaises ont pour mandat d'appuyer les troupes nigériennes au combat et de les aider à monter en puissance ses armées, alors que le groupe Etat islamique au Sahara (EIS) a regagné du poil de la bête à la frontière malo-nigérienne.

"Au Niger et de façon globale partout en Afrique, la position philosophique est différente de ce qui se faisait au Mali. Aujourd'hui notre aide part d'abord du besoin du partenaire", expliquait en mai à l'AFP le commandant des forces françaises au Sahel (FFS), le général Bruno Baratz.

"Aujourd'hui le commandement est nigérien, maître du terrain et des besoins. On ne peut que s'en féliciter. Les Français nous apportent la formation militaire, du matériel, du renseignement, et des moyens aériens qui nous manquent", affirmait à la même date l'ex-ministre nigérien de la Défense (2016-2019), Kalla Moutari.

Le Niger est désormais le seul pays africain où la France entretient un partenariat dit de combat, contre les jihadistes. Le Tchad accueille quant à lui l'état-major des opérations françaises au Sahel, ainsi que des troupes déployées dans le cadre d'un partenariat militaire avec N'Djamena.

Les autres bases françaises sur le continent accueillent des forces permanentes dites prépositionnées, qui participent à la protection des ressortissants, se tiennent prêtes à venir en renfort des opérations et coopèrent avec les armées nationales (exercices, formation...): Djibouti (1.500 personnels), Côte d'Ivoire (900), Sénégal (400) et Gabon (350).

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