Le mystère Ounahi
Indéboulonnable du milieu de terrain marocain, Azzedine Ounahi continue de briller et de marquer l’histoire des Lions de l’Atlas en Coupe du monde. Pourtant, le fantasque numéro 8 redevient un joueur à mille lieues de ses fulgurances une fois que la saison en club reprend, un paradoxe qui dure depuis désormais quatre ans.
« Je suis agréablement surpris par le numéro 8. Mon Dieu, qui est ce gars ? Il n’arrête pas de courir. Il doit être épuisé. Il a été vraiment impressionnant. Le Maroc a de la chance de l’avoir », s’enthousiasmait déjà Luis Enrique en 2022 à propos d’Azzedine Ounahi. Trois ans et sept mois plus tard, les louanges sur les performances stratosphériques du numéro 8 marocain sont de retour après son doublé face au Canada (0-3). Seulement, entre-temps, le natif de Casablanca s’est quelque peu perdu en route après un passage médiocre à l’Olympique de Marseille, un prêt d’un an du côté du Panathinaïkós et une aventure à Gérone qui s’est soldée par une relégation en Liga 2 à l’issue de la saison 2025-2026. Décevant en club, pièce maîtresse en sélection, le milieu de terrain de 26 ans est de la trempe des joueurs nés pour briller lors des compétitions internationales.
La confiance comme carburant
Il n’avait certes pas marqué en 2022, mais il avait ébloui spectateurs et observateurs durant l’ensemble de la compétition par sa capacité à récupérer le ballon et sa construction du jeu des Lions de l’Atlas. Rebelote en 2026, mais en étant, en plus, décisif dans le dernier geste. De là à parler d’Ounahi-dépendance ? Il n’y a qu’un pas. Talent précoce, il compte déjà 54 sélections à 26 ans, et sur les 54 matchs auxquels a pris part l’ancien Marseillais, le Maroc n’en a perdu que 4, pour 37 victoires et 12 nuls. Côté pile, une lune de miel qui ne se termine pas avec la sélection ; côté face, une carrière en pointillé en club. Qualifié d’irrégulier du côté d’Angers où il a évolué deux saisons, capable du meilleur mais surtout du pire durant ses années marseillaises, un passage transparent en Grèce et un léger revival du côté de Gérone, mais dont l’expression collective s’est traduite par une relégation à l’échelon inférieur à l’issue de la saison. La sélection a ainsi toujours été une échappatoire.…
Par Léna Bernard pour SOFOOT.com
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