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Le Hezbollah promet à nouveau une "réponse forte" à l'assassinat de son chef militaire
information fournie par Reuters 06/08/2024 à 19:24

De la fumée s'élève de Kfar Kila, au milieu des hostilités transfrontalières entre le Hezbollah et les forces israéliennes, comme le montre la photo de Marjayoun, près de la frontière avec Israël

De la fumée s'élève de Kfar Kila, au milieu des hostilités transfrontalières entre le Hezbollah et les forces israéliennes, comme le montre la photo de Marjayoun, près de la frontière avec Israël

La réponse du Hezbollah à l'assassinat de son chef militaire par Israël la semaine dernière dans la banlieue Sud de la capitale libanaise Beyrouth sera "forte et efficace", a prévenu mardi le chef du mouvement chiite armé, évoquant à nouveau l'éventualité d'une opération conjointe avec des groupes régionaux alliés.

Alors que le Hezbollah a lancé des salves de drones et de roquettes en direction du nord d'Israël plus tôt dans la journée, Hassan Nasrallah a déclaré que le groupe soutenu par l'Iran attendrait le moment propice pour répondre à l'assassinat de Fouad Chokr dans une frappe aérienne israélienne.

Il n'a donné aucun indice sur la réponse envisagée et le calendrier de celle-ci, se contentant de déclarer que le Hezbollah pourrait agir seul ou avec l'aide d'autres groupes de "l'axe de la résistance", qui inclut notamment les Houthis au Yémen et des milices en Irak et en Syrie.

Toutes les démarches internationales destinées à convaincre le Hezbollah de ne pas répondre à cette attaque sont "futiles", a-t-il dit lors d'une allocution télévisée organisée sept jours après l'assassinat de Fouad Chokr.

"Personne au Liban ou à l'étranger ne peut nous demander de considérer qu'il s'agit d'une attaque ordinaire", a déclaré Hassan Nasrallah. "La communauté internationale appelle le Hezbollah à la retenue mais laisse (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu tuer des femmes et enfants palestiniens sans le condamner."

Des membres et des partisans du Hezbollah se sont réunis dans la banlieue Sud de Beyrouth, bastion du groupe chiite, pour assister au discours de Hassan Nasrallah.

Peu avant que le chef du Hezbollah ne prenne la parole, des avions de guerre israéliens ont survolé à basse altitude la capitale libanaise, franchissant à plusieurs reprises le mur du son et poussant des habitants à se précipiter à l'abri.

Aucun commentaire n'a été effectué par l'armée israélienne.

SEPT CIVILS ISRAÉLIENS BLESSÉS

L'assassinat de Fouad Chokr le 30 juillet a marqué une nouvelle escalade dans les tensions entre Israël et le Hezbollah, qui échangent des tirs depuis près de dix mois en marge de la guerre dans la bande de Gaza.

Ces tensions, à un niveau sans précédent depuis la guerre de 2006 entre Tsahal et le groupe libanais, font craindre un embrasement régional.

L'Iran a promis lui aussi une "réponse sévère" à l'assassinat mercredi à Téhéran du chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, qui était venu assister à la cérémonie d'investiture du nouveau président iranien Massoud Pezeshkian.

Téhéran et le Hamas imputent cet assassinat à Israël, qui ne l'a pas revendiqué mais a déclaré avoir infligé récemment de "lourds revers" à des milices alliées de l'Iran.

Plus tôt mardi, le Hezbollah a dit avoir lancé plusieurs drones contre deux sites militaires israéliens situés près de la ville d'Acre, dans le nord du pays, et avoir également attaqué un véhicule militaire israélien qui se trouvait à un endroit distinct.

Tsahal a fait savoir que des drones hostiles avaient été identifiés en provenance du Liban et que l'un d'eux a été intercepté.

Selon des médecins, sept personnes ont été hospitalisées au sud de la ville côtière de Nahariya. Une enquête préliminaire de l'armée israélienne a établi que des civils avaient été blessés par un missile intercepteur qui a "raté sa cible et touché le sol".

Quatre combattants du Hezbollah ont été tués dans le même temps dans une frappe contre une maison à Mayfadoun, ville du Sud-Liban située à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël, selon des médecins et une source proche des services de sécurité libanais.

(Laila Bassam et Maya Gebeily à Beyrouth, avec Ari Rabinovitch, James Mackenzie et Emily Rose à Jerusalem; version française Blandine Hénault, Kate Entringer et Jean Terzian, édité par Tangi Salaün)

20 commentaires

  • 06 août 21:42

    Quand le monde civilisé, c est à dire pas de cette religion d un autre temps qui ne désire que détruire, va s allier pour détruire tous ces terroristes islamistes ?


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