(Actualisé avec Trump, Ben-Gvir)
par Nidal al-Mughrabi
La mise en œuvre de l'accord annoncé par Donald Trump en vue du désarmement du Hamas dans la bande de Gaza dépendra du respect des engagements pris par Israël dans le cadre du cessez-le-feu d'octobre 2025, a déclaré vendredi à Reuters un haut responsable du groupe palestinien, alors que le président américain a assuré qu'Israël était "très content" de cet accord.
Pour Ghazi Hamad, qui a participé aux pourparlers au Caire sur la seconde phase du plan de paix voulu par la Maison blanche, l'accord "historique" revendiqué jeudi soir par le président américain sous l'égide de son Conseil de la paix constitue un "cadre global" allant au-delà de la question du désarmement.
Après des mois de blocage, le Hamas a dit consentir à la mise en oeuvre de la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu scellé en octobre 2025 à Charm el-Cheikh en l'absence de représentants d'Israël et du Hamas.
La deuxième phase du plan de paix, fragilisé par la poursuite des opérations militaires de Tsahal, prévoit le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne de la bande de Gaza et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.
Ghazi Hamad souligne que la concrétisation de cette nouvelle étape dépendra du respect par Israël de ses obligations en vertu de la première phase, notamment l'arrêt des attaques, le retour de ses forces à leurs positions d'octobre 2025 et la levée des restrictions à l'aide humanitaire dans l'enclave palestinienne.
C'est à cette condition que le Hamas acceptera de remettre ses armes au Comité national pour l'administration de Gaza (CNAA), un comité de technocrates palestiniens créé pour assurer la transition dans la bande de Gaza, a-t-il souligné. Le CNAA est actuellement basé en Egypte.
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'Israël était "très content" de l'accord conclu.
"Nous avons un accord avec Israël. Israël en est très content. Israël nous a aidés et ils ont été très bons", a-t-il déclaré. "Est-ce qu'il y aura des hauts et des bas ? C'est une situation très complexe la-bas."
Un responsable israélien a déclaré jeudi qu'Israël n'accepterait pas de se retirer au-delà de la ligne de cessez-le-feu, baptisée "ligne jaune", arrêtée en octobre 2025 tant que le Hamas ne serait pas désarmé et la bande de Gaza démilitarisée.
Le ministre israélien de la Police, Itamar Ben-Gvir, à la tête du parti d'extrême droite Force Juive, a dénoncé un accord inacceptable, appelant les forces de sécurité israéliennes à continuer à éliminer les dirigeants du Hamas.
(Reportage Nidal al-Mughrabi; rédigé par Nafisa Eltahir et James Mackenzie; version française Claude Chendjou, édité par Sophie Louet)

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