Aller au contenu principal
Fermer

La zone euro a renoué avec la croissance au printemps, malgré le "choc énergétique"
information fournie par AFP 30/07/2026 à 12:01
Ajoutez Boursorama à vos sources préférées

La zone euro a renoué avec la croissance au 2e trimestre, aidée par des rebonds de l'activité économique en France et en Irlande après un mauvais début d'année ( AFP / Damien MEYER )

La zone euro a renoué avec la croissance au 2e trimestre, aidée par des rebonds de l'activité économique en France et en Irlande après un mauvais début d'année ( AFP / Damien MEYER )

La zone euro a renoué avec la croissance au 2e trimestre, aidée par des rebonds de l'activité économique en France et en Irlande après un mauvais début d'année, et malgré l'impact du conflit au Moyen-Orient.

Le Produit intérieur brut (PIB) des 21 pays partageant la monnaie unique a progressé de 0,4% d'avril à juin, par rapport au trimestre précédent, selon des données publiées jeudi par Eurostat.

C'est un niveau supérieur aux attentes des économistes sondés par Bloomberg, qui tablaient sur une hausse de 0,2%.

L'activité économique retrouve une dynamique positive après avoir enregistré une stagnation sur les trois premiers mois de l'année, selon les chiffres révisés d'Eurostat. L'institut de statistiques européen avait fait part initialement d'un léger recul du PIB de la zone euro entre janvier et mars.

L'économie européenne a ainsi démontré une résistance plus solide qu'attendu, malgré le conflit au Moyen-Orient qui a entraîné depuis plusieurs mois une forte hausse des prix de l'énergie et perturbé les chaînes d'approvisionnement dans certains secteurs.

Et ce "choc énergétique" s'est prolongé, après l'échec d'un cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran.

Le farfadet a encore frappé

Mais les performances de la croissance de la zone euro ont de nouveau été en partie brouillées par les mouvements erratiques de l'économie irlandaise. Celle-ci a affiché un rebond de son PIB de 3,9% au 2e trimestre, après un plongeon de 7% au trimestre précédent.

Ces forts mouvements du PIB en Irlande ne sont pas liés à l'économie sous-jacente, mais à des opérations purement comptables des multinationales qui ont fait de l'île leur siège européen, pour profiter de sa très faible fiscalité sur les entreprises.

Cette dépendance aux multinationales aux effets imprévisibles a été baptisée "l'économie du farfadet" ("Leprechaun economics" en anglais) par l'économiste Paul Krugman, en allusion au célèbre lutin farceur du folklore irlandais.

Mais le reste de la zone euro fait néanmoins montre d'une résilience meilleure qu'espéré.

L'Allemagne, première économie de la zone, a ainsi vu son PIB progresser de 0,2% au printemps, tandis que la France a renoué avec la croissance (+0,2 également), après un recul de 0,1% en début d'année.

Et dans l'ensemble des 27 pays de l'Union européenne, le PIB a progressé de 0,5% par rapport au trimestre précédent, montrant là aussi une embellie, après une hausse modeste de 0,1% sur les trois premiers mois de l'année.

"Pour la suite, nous pensons que la zone euro continuera de supporter remarquablement bien le choc énergétique lié à l'Iran, et nous prévoyons une croissance d'environ 0,25% par trimestre" d'ici à la mi-2027, a commenté Andrew Kenningham, chef économiste pour l'Europe chez Capital Economics.

La BCE tiraillée

Par ailleurs, le chômage au sein de la zone est resté stable en juin, à 6,3% de la population active, un niveau identique au mois précédent, toujours selon Eurostat.

Ces chiffres ne vont pas manquer d'alimenter les débats au sein de la Banque centrale européenne (BCE), tiraillée entre sa mission de gardienne de la stabilité des prix en zone euro, qui la pousse à durcir sa politique monétaire, et la crainte de casser le peu de croissance en Europe, qui l'incite à agir avec modération.

Résultat, l'institution basée à Francfort a temporisé la semaine dernière en décidant de maintenir ses taux d'intérêt directeurs inchangés, après les avoir relevés en juin pour la première fois depuis 2023.

Mais certains de ses membres ont plaidé pour une nouvelle hausse, alimentant les spéculations parmi les économistes sur un tour de vis supplémentaire lors de la prochaine réunion de politique monétaire, programmée en septembre.

Dans l'ensemble, ces nouvelles données rendent "une hausse des taux de la BCE en septembre de plus en plus probable", a estimé Rory Fennessy, du cabinet Oxford Economics.

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • De la fumée s'élève dans une zone boisée en proie à un incendie au sud de la ville de Réthymnon, sur l'île grecque de Crète, le 30 juillet 2026 ( AFP / Costas METAXAKIS )
    information fournie par AFP 30.07.2026 13:04 

    Plus de deux cents pompiers ont lutté jeudi contre un incendie de forêt sur l'île grecque de Crète (sud) qui a entraîné l'évacuation de quelque 8.000 personnes après avoir causé la mort de deux pompiers, selon les autorités. Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis ... Lire la suite

  • Un drapeau de l'Union européenne flotte devant le siège de la Commission européenne à Bruxelles
    information fournie par Reuters 30.07.2026 12:55 

    Le ​taux de chômage dans ​la zone ​euro est ⁠ressorti à ‌6,3% de la population ​active ‌en juin, ⁠montrent les données ⁠officielles publiées ‌jeudi par ⁠Eurostat. Les ‌économistes ⁠interrogés par Reuters ⁠tablaient ‌sur un ​taux ‌de chômage à 6,2%, ​après ⁠6,3% ... Lire la suite

  • L'écrivain Salman Rushdie assiste au gala de la Fondation de la Guilde des auteurs, le 20 avril 2026 à New York  ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Roy Rochlin )
    information fournie par AFP 30.07.2026 12:55 

    L'homme qui a poignardé l'écrivain Salman Rushdie en 2022 aux Etats-Unis a été reconnu coupable mercredi d'avoir commis "un acte de terrorisme" en raison de ses sympathies envers l'Iran et le Hezbollah libanais, ce pour quoi il risque la prison à vie. Déjà condamné ... Lire la suite

  • Le ballon Trionda d'Adidas lors du Mondial de football , juillet 2026 ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / ROBERT CIANFLONE )
    information fournie par AFP 30.07.2026 12:47 

    Adidas dévissait en Bourse jeudi après un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes, plombé par des investissements massifs dans le football malgré des ventes record. D'avril à juin, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires record de 6,74 milliards d'euros, ... Lire la suite

Pages les plus populaires