par Steve Holland, Enas Alashray et Mubasher Bukhari
La tenue de nouveaux pourparlers au Pakistan entre les Etats-Unis et l'Iran reste incertaine mardi à moins de 48 heures de l'expiration d'un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran.
L'administration de Donald Trump affiche son optimisme tandis que côté iranien, on déclare étudier l'hypothèse d'une participation, sur fond d'informations contradictoires.
Une source pakistanaise impliquée dans les discussions a fait état mardi d'une dynamique positive en vue d'une reprise du dialogue mercredi.
"Les choses avancent et les négociations sont en bonne voie pour demain", a dit cette source.
Le site d'informations Axios a rapporté que le vice-président américain J.D. Vance, qui avait dirigé la délégation de Washington lors d'une première session infructueuse de pourparlers les 11 et 12 avril, se rendrait mardi au Pakistan.
Le Wall Street Journal écrit pour sa part que l'Iran a informé les médiateurs régionaux de son intention d'envoyer une délégation à Islamabad ce mardi également.
Les médias officiels iraniens ont toutefois démenti le départ d'une délégation iranienne pour la capitale du Pakistan.
Un responsable iranien a déclaré à Reuters que Téhéran "examine positivement" sa participation aux discussions tout en soulignant qu'aucune décision n'a été prise.
TÉHÉRAN "PRÊT À RIPOSTER"
Les cours du pétrole, qui avaient grimpé de 6% lundi en raison des doutes concernant la tenue de négociations, ont reflué et les Bourses asiatiques ont repris des couleurs mardi matin dans l'espoir d'une reprise des discussions.
Les tensions demeurent vivent cependant. Un haut gradé iranien a déclaré mardi que les forces de Téhéran étaient prêtes à riposter de manière "décisive et immédiate" à toute reprise des hostilités.
L'ambassadeur d'Iran au Pakistan, Reza Amiri Moghadam, a déclaré sur X que son pays ne négocierait pas sous la menace.
Donald Trump cherche un accord susceptible de faire baisser les cours du brut et apaiser les marchés tout en obtenant de l'Iran qu'il renonce à ses capacités nucléaires.
Le président américain, dont la décision d'imposer un blocus du détroit d'Ormuz aux navires liés à l'Iran est vivement dénoncée par Téhéran, a de nouveau menacé dimanche de détruire tous les ponts et toutes les centrales électriques d'Iran si ses exigences n'étaient pas respectées.
Téhéran, dont la carte maîtresse reste le contrôle du détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz, réclame des garanties de sécurité, un allègement des sanctions à son encontre, sans renoncer à ses activités nucléaires.
Washington n'a pas spécifié l'heure exacte de l'expiration du cessez-le-feu de deux semaines annoncé le 7 avril après plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les bombardements israélo-américains contre l'Iran le 28 février.
Selon une source pakistanaise, la trêve doit prendre fin à 00h00 GMT jeudi (20h00 mercredi à Washington, 03h30 jeudi en Iran).
(Jean-Stéphane Brosse pour la version française)

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