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La Nouvelle-Zélande vote samedi avec l'inflation en tête des préoccupations
information fournie par AFP 04/11/2026 à 09:35

Le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon, au centre, à  Petone en Nouvelle-Zélande le 4 novembre 2026 ( AFP / Marty MELVILLE )

Le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon, au centre, à Petone en Nouvelle-Zélande le 4 novembre 2026 ( AFP / Marty MELVILLE )

Les Néo-Zélandais se rendent aux urnes samedi pour des élections législatives qui s'annoncent serrées, sur fond d'inquiétudes liées à la hausse du coût de la vie et à la situation économique.

Selon les sondages, ni le Parti national au pouvoir mené par le Premier ministre Christopher Luxon ni le Parti travailliste dans l'opposition ne semblent en mesure de remporter la majorité absolue.

Une alliance devrait alors être nécessaire pour désigner le Premier ministre, donnant un rôle clé aux plus petits partis.

Voici les principales figures du paysage politique néo-zélandais et les thèmes de campagne :

Le Premier ministre Christopher Luxon

Le Premier ministre sortant espère que sa coalition de droite pourra se maintenir au pouvoir en martelant qu'il n'y aura "pas de nouveaux impôts" et en décrivant ses opposants comme une alliance de gauche imprévisible.

Ancien patron d'Air New Zealand, ce millionnaire conservateur est à la tête de la Nouvelle-Zélande depuis 2023.

Mais les divisions au sein du mouvement ainsi que la hausse du coût de la vie sous son mandat ont fini par entamer sa popularité.

M. Luxon a déclaré à l'AFP qu'il se voyait comme un "super vendeur" au service du pays et s'est engagé à promouvoir davantage d'accords de libre-échange s'il était réélu.

Le leader de l'opposition Chris Hipkins

Le travailliste Chris Hipkins à Paekakariki, en Nouvelle-Zélande, le 4 novembre 2026 ( AFP / Marty MELVILLE )

Le travailliste Chris Hipkins à Paekakariki, en Nouvelle-Zélande, le 4 novembre 2026 ( AFP / Marty MELVILLE )

Son principal adversaire est le travailliste Chris Hipkins, qui avait occupé le poste de Premier ministre quelques mois en 2023, succédant à Jacinda Ardern.

Il cherche à se présenter comme un homme du peuple, plaisantant sur son manque de goût vestimentaire, son amour des feuilletés à la saucisse et sa passion pour le bricolage.

Le Parti travailliste a promis un ensemble de mesures pour faire face au coût de la vie s'il revenait au pouvoir, allant de la gratuité des consultations médicales et des ordonnances à un plafonnement du prix des transports publics.

Qiulae Wong, faiseuse de roi ?

La cheffe du Parti des Opportunités (TOP), Qiulae Wong, à Lower Hutt le 29 octobre 2026 ( AFP / Marty MELVILLE )

La cheffe du Parti des Opportunités (TOP), Qiulae Wong, à Lower Hutt le 29 octobre 2026 ( AFP / Marty MELVILLE )

Le Parti des Opportunités (TOP) de Qiulae Wong , un mouvement centriste, ne recueille qu'environ 7 % des intentions de vote dans les sondages, mais un résultat très serré pourrait donner à sa dirigeante un rôle décisif dans la formation d'un futur gouvernement.

Cette ancienne consultante chez KPMG de 38 ans s'est engagée à mettre en place un revenu de base universel jusqu'à 370 dollars néo-zélandais (un peu moins de 186 euros) par semaine, financé par un impôt foncier.

Elle a également promis de prendre des mesures ambitieuses contre le changement climatique et de redresser le système de santé néo-zélandais en difficulté.

Le populiste Winston Peters

Le ministre des Affaires étrangères et leader du parti populiste New Zealand First est l'une des figures les plus controversées de la politique néo‑zélandaise.

En juillet, l'ambassade de Chine à Wellington a déposé plainte contre l'octogénaire après un propos jugé raciste du chef de la diplomatie néo‑zélandaise.

Interpellé par le député du Parti vert Lawrence Xu-Nan, né en Chine, Winston Peters lui avait suggéré de "retourner dans (son) pays".

Si le Premier ministre a qualifié cette remarque de "très offensante", il n'a pas limogé son ministre.

New Zealand First a promis une série de mesures populistes s'il revenait au pouvoir, allant de coupes drastiques dans l'immigration au retrait de l'Accord de Paris sur le climat.

David Seymour, le provocateur

Le vice-Premier ministre néo-zélandais gouverne avec Christopher Luxon depuis 2023 dans le cadre d'une coalition parfois orageuse.

Il s'est fait connaître en menant campagne contre les mesures visant à renforcer le rôle de la minorité autochtone maorie dans la gouvernance et en faveur de coupes drastiques dans les dépenses publiques et les impôts.

Le parti ACT de David Seymour aux positions libertariennes multiplie les provocations contre la gauche.

Avec 10 % des intentions de vote, il serait un acteur clé dans toute coalition de droite.

Les Ecologistes

De l'autre côté du spectre politique se trouvent les Verts, troisième parti le plus populaire de Nouvelle-Zélande.

Ses co-dirigeantes Chloe Swarbrick et l'ancienne ministre Marama Davidson se sont inspirées du maire de New York, Zohran Mamdani, pour un projet de chaîne de supermarchés gérée par les pouvoirs publics.

Elles ont également promis d'instaurer un impôt sur la fortune et d'allouer des milliards supplémentaires à la santé.

En tant que deuxième parti de centre-gauche le plus populaire du pays, son soutien sera déterminant si Chris Hipkins veut devenir Premier ministre.

Les principaux thèmes de l'élection

Le coût de la vie est la principale préoccupation des électeurs, selon le sondage RNZ-Reid Research réalisé par le radiodiffuseur public néo-zélandais.

64 % des personnes interrogées déclarent que l'inflation et la hausse des prix constituent leur plus grande préoccupation, suivies par l'état du système de santé néo-zélandais, puis le prix de l'essence. Suivent l'état de l’économie néo-zélandaise et la montée du chômage.

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